
Dans le cadre des plaies chroniques, l’accompagnement dermo-cosmétique joue un rôle essentiel en complément d’une prise en charge médicale globale et pluridisciplinaire. L’infirmière libérale intervient au quotidien pour soutenir les tissus fragilisés et améliorer leconfort cutané des patients, en intégrant des soins préventifs et d’entretien adaptés aux peaux lésées. Cette approche contribue directement à la qualité de vie et à la sécurité des soins.
La gamme CICALFATE+ au service de la cicatrisation
Lagamme CICALFATE+ est spécifiquement formulée pour soutenir les processus naturels de réparation cutanée, tout en respectant les peaux fragilisées et sensibilisées par des lésions prolongées.
Dans le cadre de leur protocole de soins quotidiens, les IDEL intègrent ce type d’accompagnement dermo-cosmétique en complément des traitements classiques (pansements adaptés, compression veineuse, mise en décharge). Cette approche globale vise à optimiser le processus de cicatrisation tout en améliorant la qualité des soins et le confort du patient. Il est essentiel de rappeler que les soins dermo-cosmétiques ne se substituent pas aux traitements médicaux mais les complètent dans une logique de prise en charge pluridisciplinaire.
CICALFATE+ :
- favorise la restauration de l’intégrité cutanée, grâce à son actif unique le [C+Restore]™, actif postbiotique, issu de l’Eau Thermale d’Avène, riche en flagelline (protéine essentielle dans le processus de réparation cutanée) * et impliquée dans la stimulation des mécanismes naturels de régénération.
- limite le risque de surinfection bactérienne grâce à son complexe CUIVRE-ZINC aux propriétés assainissantes reconnues.
- et apaise rapidement les inconforts cutanés, notamment grâce aux propriétés apaisantes et anti-irritantes de l’Eau Thermale d’Avène, contribuant à une amélioration rapide du confort du patient.
L’usage de CICALFATE+ dans ce contexte s’inscrit dans une démarche de confort, de protection et de soutien à la qualité de vie de vos patients, tout en respectant les contraintes d’une peau vulnérable, souvent soumise à des soins répétés et à des agressions mécaniques ou chimiques.
Comprendre les plaies chroniques : définition et types
Définition d’une plaie chronique
Une plaie chronique se définit comme une lésion cutanée dont le processus de cicatrisation est interrompu ou ralenti au-delà de 4 à 6 semaines, malgré une prise en charge adaptée. Contrairement aux plaies aiguës qui suivent un processus de réparation physiologique normal, les plaies chroniques s’inscrivent dans un contexte pathologique sous-jacent qui entrave la cicatrisation naturelle.
Plusieurs facteurs de risque peuvent favoriser la chronicisation d’une plaie : l’âge avancé, la dénutrition, l’immobilité prolongée, ainsi que des pathologies sous-jacentes telles que le diabète, l’insuffisance veineuse chronique ou l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Ces éléments complexifient la prise en charge locale et nécessitent une approche globale et pluridisciplinaire.
Les principaux types de plaies chroniques
Les plaies chroniques regroupent plusieurs catégories distinctes, chacune présentant des mécanismes physiopathologiques spécifiques. Les escarres résultent d’une compression prolongée des tissus entraînant une ischémie locale et peuvent apparaître rapidement, parfois en moins de trois heures chez les patients alités ou à mobilité réduite.
Les ulcères veineux constituent la forme la plus fréquente de plaies chroniques des membres inférieurs et sont la conséquence d’une insuffisance veineuse chronique. Les plaies du pied diabétique, également appelées maux perforants plantaires, surviennent en raison d’une neuropathie et d’une artériopathie associées au diabète. Les œdèmes, qu’ils soient d’origine veineuse ou lymphatique, représentent un facteur aggravant qui ralentit davantage le processus de cicatrisation.
Plaies aiguës et plaies chroniques : quelles différences ?
Les plaies aiguës, telles que les plaies chirurgicales, traumatiques ou les brûlures, surviennent de manière soudaine et suivent normalement un processus de cicatrisation physiologique en trois à quatre semaines. Cependant, une plaie initialement aiguë peut évoluer vers une plaie chronique si sa prise en charge n’est pas adaptée ou si des complications pathologiques surviennent.
La distinction repose essentiellement sur le délai de cicatrisation : toute plaie n’ayant pas cicatrisé dans un délai de 4 à 6 semaines doit être considérée comme chronique et nécessite une révision complète du protocole de prise en charge. Pour en savoir plus sur la prise en charge spécifique, consultez notre article sur le traitement des brûlures.
Le rôle de l’infirmier dans la gestion des plaies chroniques
L’infirmière libérale occupe une position stratégique dans la prise en charge des plaies chroniques, particulièrement au domicile où elle assure une continuité de soins essentielle. Son intervention s’inscrit dans une pratique clinique structurée qui articule évaluation rigoureuse, décision thérapeutique partagée avec le médecin traitant et surveillance rapprochée de l’évolution.
Le bilan de plaie : une évaluation structurée
Le bilan initial de plaie constitue la pierre angulaire d’une prise en charge efficace. Lors de cette première évaluation, l’infirmière documente de manière précise les caractéristiques de la plaie : dimensions (longueur, largeur, profondeur), aspect du lit de la plaie (tissus de granulation, fibrine, nécrose), état des berges et de la peau périlésionnelle, type et quantité d’exsudat, ainsi que les signes d’alerte tels que la douleur, l’inflammation ou les indices de surinfection.
Cette démarche d’observation clinique permet à l’infirmière libérale d’établir une fiche descriptive détaillée et un projet de soins personnalisé. En collaboration étroite avec le médecin traitant, elle contribue activement à la décision thérapeutique en apportant son expertise sur l’évolution locale et les besoins spécifiques du patient. Ce bilan, tracé avec rigueur, sert de référence pour évaluer la trajectoire de cicatrisation et ajuster les stratégies si nécessaire.
Traitement et suivi au quotidien
Au quotidien, l’infirmière met en œuvre le protocole de soins qui repose sur plusieurs piliers : le nettoyage de la plaie selon les bonnes pratiques, le choix du pansement primaire adapté au stade de cicatrisation (pansements absorbants en cas d’exsudat important, interfaces en phase de bourgeonnement, hydrocolloïdes pour certaines plaies peu exsudatives), et la surveillance accrue de l’évolution à chaque passage.
Cette prise en charge technique s’accompagne d’une approche globale du patient intégrant l’éducation, le soulagement de la douleur et la coordination avec l’équipe pluridisciplinaire. Pour optimiser le confort cutané et soutenir la qualité de la peau périlésionnelle, l’accompagnement dermo-cosmétique représente un complément précieux aux soins de plaies et cicatrisation en libéral, en offrant des solutions spécifiques de protection et de réparation tissulaire.
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Le protocole d’accompagnement dermo-cosmétique dans la prise en charge des plaies chroniques
Une hygiène adaptée avec le Gel nettoyant CICALFATE+
Avant tout soin, l’infirmier doit évaluer l’état du lit de la plaie afin d’adapter le protocole de nettoyage. Un lavage suivi d’un rinçage abondant est préconisé pour diminuer la charge bactérienne et lutter contre la formation du biofilm, souvent impliqué dans la chronicisation des plaies. Le nettoyage contribue également à ramollir les zones fibrineuses : c’est le principe de la détersion mécanique, indispensable dans la prise en charge locale.

Un lavage à l’eau associé à un gel nettoyant doux, sans savon, respectant le pH physiologique de la peau est recommandé afin de préserver l’équilibre cutané, maintenir le biotope et limiter les agressions supplémentaires. Cette approche permet de conserver une bonne hygiène du membre tout en respectant les tissus fragilisés et inflammatoires.
Le Gel nettoyant CICALFATE+ est un lavant doux au pH physiologique pourvu d’un actif réparateur [C+Restore]™, et d’un complexe assainissant [CUIVRE-ZINC] permettant de limiter le risque de surinfection. De plus, sa formule enrichie en glycérine végétale ne dessèche pas la peau contrairement à un savon classique, ce qui est particulièrement important dans le contexte des peaux lésées ou sensibilisées. Il est formulé avec 98% d’ingrédients d’origine naturelle pour le respect des peaux fragilisées.
Soin de la peau périlésionnelle : choix du pansement et crème réparatrice
L’application d’un soin réparateur en périphérie de la plaie permet de protéger la peau péri-lésionnelle, de limiter les irritations et de lutter contre la sclérose progressive des tissus. Cette étape est essentielle pour maintenir une barrière cutanée fonctionnelle autour de la zone lésée.
Le soin de la peau périlésionnelle est complémentaire au choix du pansement adapté au type de plaie. L’équipe soignante coordonne ces deux aspects en fonction du stade de cicatrisation (nécrose, fibrine, bourgeonnement, épithélialisation), du niveau d’exsudat et de la localisation de la plaie. Cette démarche globale assure un environnement optimal à la réparation cutanée.

La crème réparatrice CICALFATE+ est également enrichie en [C+Restore]™ afin d’offrir une action réparatrice efficace et ciblée. Elle constitue une référence fréquemment utilisée dans la prise en charge des peaux fragilisées. Dès la première application, elle apaise immédiatement les signes cliniques tels que douleur, picotements ou tiraillements, améliorant ainsi le confort du patient.
Tout comme le gel nettoyant CICALFATE+, la crème contient du Cuivre/Zinc permettant de limiter le risque de prolifération bactérienne et d’assurer une réparation dans un environnement assaini. De plus, sa galénique protectrice semi-occlusive crée un effet pansement favorisant le maintien d’un environnement optimal à la cicatrisation.

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Soin du membre après cicatrisation et prévention des récidives
En phase d’entretien, il est recommandé l’utilisation d’un émollient afin de limiter l’agression cutanée, améliorer la souplesse de la peau, limiter les adhérences grâce à l’action mécanique des automassages et réduire les risques de nouvelles brèches cutanées.
L’utilisation d’un émollient va non seulement améliorer le confort du patient en réduisant les démangeaisons et en hydratant le membre dans sa globalité, mais également lui permettre de mieux surveiller les zones à risque et d’identifier précocement toute récidive.
Pour améliorer le confort des peaux sèches, la gamme XERACALM AD cible l’équilibre du microbiome cutané grâce à une formulation à 99% d’ingrédients d’origine naturelle, sans conservateur, sans alcool, sans parfum et sans ingrédient controversé. Son système breveté de cosmétique stérile optimise le respect du microbiome avec une sécurité adaptée aux peaux les plus intolérantes.
Le microbiome cutané est un ensemble de micro-organismes situés à la surface de la peau. Il constitue un élément essentiel au bon fonctionnement de la barrière cutanée et contribue directement à l’intégrité de l’épiderme. Aujourd’hui, le lien entre déséquilibre du microbiome et sévérité des poussées de sécheresse est bien établi, ce qui justifie une prise en charge ciblée.

Le baume XERACALM AD associe plusieurs complexes d’actifs contribuant à rééquilibrer le microbiome, relipider la peau et renforcer la barrière cutanée. Il répond ainsi à l’urgence d’apaiser efficacement les peaux sèches tout en agissant de manière préventive pour espacer les épisodes de sécheresse sévère.
Le baume XERACALM AD présente une efficacité cliniquement prouvée dès 7 jours*** :
- 2x moins de sécheresse cutanée,
- 2x moins de prurit,
et permet également de diminuer les épisodes de sécheresse dès 28 jours****.
Les professionnels de santé intervenant en sortie d’hospitalisation jouent un rôle déterminant dans la continuité des soins et l’accompagnement du patient vers l’autonomie. La formation continue des infirmiers sur les soins de plaies permet d’actualiser les pratiques et d’optimiser la prise en charge globale.
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📃 Sources :
- *Comparaison in vitro de l’effet sur la migration des kératinocytes à 24h, de l’actif [C+-Restore]™ vs non traité.
- ** GERS, Ventes sur prescriptions de CICALFATE+, marché Réparation Totale, Cumul Mobile décembre 2025.
- *** Étude de tolérance et d’efficacité sous contrôle dermatologique, pédiatrique, gynécologique, sur 248 sujets présentant des irritations cutanées superficielles, 2 applications par jour durant 21 jours.
- **** Scorage clinique (SCORAD) sous contrôle dermatologique et pédiatrique, 65 sujets, 2 applications par jour durant 6 mois, corps et visage
- ***** Questionnaire d’acceptabilité, 2 applications par jour pendant 28 jours, 65 sujets
Questions fréquentes sur les soins infirmiers des plaies chroniques
Quels sont les 4 C des soins des plaies chroniques ?
Les 4 C constituent une approche méthodologique structurée de la prise en charge des plaies chroniques. Ils désignent la Cause (identifier l’origine de la plaie et traiter le facteur déclenchant), la Clinique (évaluer l’aspect du lit de la plaie, son stade évolutif et les tissus présents), les Complications (surveiller le risque infectieux, la douleur, la stagnation cicatricielle ou l’aggravation) et le Contexte (prendre en compte l’état général du patient, ses comorbidités, son environnement et son observance). Cette grille de lecture permet aux soignants d’adapter le protocole de soins à chaque situation clinique rencontrée et de définir des objectifs réalistes en fonction des situations individuelles.
Quels sont les 3 types de soins infirmiers pour les plaies chroniques ?
Les soins infirmiers des plaies chroniques se déclinent en trois catégories complémentaires :
- Les soins préventifs visent à identifier les patients à risque et à mettre en place des mesures de protection cutanée avant l’apparition de lésions.
- Les soins curatifs concernent la prise en charge active de la plaie constituée, incluant la détersion, le choix du pansement adapté au stade cicatriciel, la gestion de l’exsudat et le traitement de la cause sous-jacente.
- Les soins de maintenance ou d’entretien interviennent après cicatrisation pour prévenir les récidives, surveiller les zones fragilisées et maintenir l’intégrité cutanée par l’application d’émollients et l’éducation du patient aux gestes d’automassage et de surveillance.
Comment assurer la sécurité des soins pour les plaies chroniques ?
La sécurité des soins repose sur une surveillance accrue et une traçabilité rigoureuse à chaque intervention. Il est essentiel de documenter systématiquement les dimensions de la plaie, l’aspect du lit tissulaire, la quantité d’exsudat et l’intensité douloureuse, idéalement par photographie datée avec accord du patient. Le repérage précoce des signes d’alerte (stagnation cicatricielle au-delà de quatre semaines, signes inflammatoires locaux, douleur inhabituelle, odeur suspecte) permet d’ajuster rapidement le protocole de soins ou de solliciter un avis spécialisé. Une formation actualisée des infirmiers aux bonnes pratiques, l’application stricte des règles d’asepsie et la collaboration pluridisciplinaire garantissent une prise en charge sécurisée et efficace.
Quelles ressources pour se former aux soins des plaies ?
Les professionnels disposent de plusieurs ressources pour développer leurs compétences en matière de plaies chroniques. Les formations DPC (Développement Professionnel Continu) spécialisées, disponibles en e-learning ou en présentiel, offrent une actualisation des connaissances sur la cicatrisation, les pansements et les protocoles validés. Les sociétés savantes telles que la Société française et francophone des plaies et cicatrisation (SFFPC) proposent des recommandations régulièrement mises à jour et organisent des congrès scientifiques. L’Assurance Maladie met à disposition des guides de pratique clinique validés par la Haute Autorité de santé, destinés au suivi en ville. Enfin, le recours à un infirmier expert en plaies et cicatrisation ou à une consultation spécialisée permet d’enrichir ses pratiques par l’échange de cas complexes et le retour d’expérience terrain.




