Soleil et cicatrices : le duo dangereux de l’hyperpigmentation – Collaboration avec le Laboratoire dermatologique Avène

Soleil et cicatrices : le duo dangereux de l’hyperpigmentation – Collaboration avec le Laboratoire dermatologique Avène

Lorsque vous accompagnez un patient présentant une peau lésée, une plaie en cours de réparation ou une cicatrice récente, vous ne surveillez pas seulement l’évolution de la cicatrisation. Vous jouez aussi un rôle clé dans la prévention des marques pigmentaires durables. Une cicatrice exposée au soleil peut foncer, se marquer davantage et rester visible plus longtemps, en particulier lorsque la peau est encore fragilisée. Les UV, mais aussi certaines longueurs d’onde de la lumière visible, peuvent influencer la pigmentation cutanée et favoriser l’hyperpigmentation post-cicatricielle. Dans cet article, nous faisons le point sur ces mécanismes, sur l’impact des rayonnements solaires, dont la lumière bleue à haute énergie visible, et sur les solutions permettant de mieux protéger les peaux lésées de vos patients.

💡 Un contenu rédigé en collaboration avec le Laboratoire dermatologique Avène.

L’impact des rayons solaires sur une cicatrice

En présence d’un facteur agresseur externe comme le soleil au cours du processus de cicatrisation, les mélanocytes post-inflammatoires produisent plus de mélanine. La mélanine est transférée aux kératinocytes en plus grande quantité : ce phénomène est à l’origine de l’apparition de taches hyperpigmentées. Pour vos patients, cela peut se traduire par une cicatrice qui fonce, se voit davantage et reste marquée plus longtemps. C’est pourquoi votre conseil est important : protéger une cicatrice récente du soleil ne relève pas uniquement d’une préoccupation esthétique, mais participe aussi à la qualité de la réparation cutanée.

Guide des plaies et des cicatrices post-opératoires Avène

Guide des plaies et des cicatrices réalisé en collaboration avec le Laboratoire dermatologique Avène

Plaies et cicatrices post-opératoires : le guide de référence pour les IDEL.

Un phénomène renforcé par la lumière bleue

Aujourd’hui, lalumière visible (LV) suscite également un intérêt croissant et soulève des préoccupations quant à sa possible implication dans le photo-vieillissement cutané. Parmi ces rayonnements, lalumière bleue à haute énergie visible, ou Lumière Bleue HEV, la plus proche du spectre UV, est capable depénétrer profondément dans la peau et d’induire un stress oxydatif important, qui s’ajoute à celui des UV¹/² .

La lumière visible est composée de différentes longueurs d’onde, chacune correspondant à une couleur spécifique. La lumière bleue (LB), la plus proche de la région UV du spectre électromagnétique, se caractérise par des longueurs d’onde courtes comprises entre 400 et 500 nm. Les longueurs d’onde comprises entre 400 et 450 nm ont la plus haute énergie³ : on parle de « lumière bleue à haute énergie visible » ou LB HEV.

La lumière bleue est émise naturellement par le soleil et provient également de certaines sources lumineuses artificielles telles que les LED et les écrans de smartphones, ordinateurs et téléviseurs, mais en bien moindre quantité.

Luminance (cd.com²) des sources radiantes naturelles et domestiques

Les propriétés physico-chimiques de la Lumière Bleue ont suscité des préoccupations quant aux effets éventuels sur la santé, à commencer par son impact au niveau oculaire. En effet, de nombreux travaux ont prouvé l’atteinte rétinienne de ces rayonnements et leur implication dans des pathologies ophtalmologiques telles que la DMLA⁴.

Ce n’est que plus récemment que les effets sur la peau ont été décrits, notamment les effets de la Lumière Bleue sur l’ADN et les cellules cutanées⁵.

Des études ont effectivement démontré que la lumière bleue HEV avait des effets délétères sur la peau, notamment en favorisant le stress oxydatif, en participant au photo-vieillissement cutané et en pouvant contribuer aux troubles pigmentaires. Sur une peau lésée ou une cicatrice récente, déjà fragilisée par le processus inflammatoire, cette exposition peut donc renforcer le risque d’hyperpigmentation.

Dans votre pratique, ce point peut être utile à expliquer simplement à vos patients : même lorsque la cicatrice semble « fermée », la peau reste plus vulnérable pendant la phase de réparation et nécessite une protection adaptée.

Protéger les peaux lésées et les cicatrices au-delà des UV

Après plus de 20 ans de recherche et développement, le Laboratoire Dermatologique Avène a mis au point le 1er filtre solaire à offrir une très large protection contre les UVB, les UVA et la lumière bleue HEV jusqu’à 450 nm : le TriAsorB™.

TriAsorB est également unfiltre hautement sécuritaire, à la fois pour la peau, et pour l’environnement. Il a en effet été testé sur plus de 2500 patients au cours de son développement clinique, et a démontré un haut niveau d’innocuité, notamment sur les peaux fragiles et irradiées. Formulé sans nanoparticules, et ne pénétrant pas dans la peau, il peut être utilisé sur peau normale et peau altérée⁸.

Enfin, le filtre TriAsorB a fait l’objet de nombreux tests en conditions expérimentales, pour démontrer son absence de toxicité sur 3 espèces-clés de la biodiversité marine (corail, phytoplancton et zooplancton)⁹.

Vous pouvez retrouver le filtre TriAsorB dans les produits solaires du laboratoire dermatologique Avène mais aussi dans sa crème réparatrice CICALFATE+ SPF50+, pour réparer et pour protéger les cicatrices/peaux lésées de vos patients du risque d’hyperpigmentation¹⁰.

Pour vos patients, le message à retenir est simple : une cicatrice récente ou une peau en cours de réparation doit être protégée du soleil, idéalement avec une très haute protection adaptée aux peaux fragilisées, si la zone ne peut pas être couverte par le port de vêtements.Votre rôle de conseil permet de prévenir des marques pigmentaires durables et d’accompagner la réparation cutanée dans de meilleures conditions.

(1) Pourang A, Tisack A, Ezekwe N, et al. Effects of visible light on mechanisms of skin photoaging. Photodermatol Photoimmunol Photomed. 2022;38(3):191-196.
(2) Ramser A, Casey A. Blue Light and Skin Health. J Drugs Dermatol. 2022;21(9):962-966.
(3) Geisler AN, Austin E, Nguyen J, Hamzavi I, Jagdeo J, Lim HW. Visible light. Part II: Photoprotection against visible and ultraviolet light. J Am Acad Dermatol. 2021;84(5):1233-1244.
(4) Cougnard-Gregoire A, Merle BMJ, Aslam T, et al. Blue Light Exposure: Ocular Hazards and Prevention-A Narrative Review. Ophthalmol Ther. 2023;12(2):755-788.
(5) Geisler AN, Austin E, Nguyen J, Hamzavi I, Jagdeo J, Lim HW. Visible light. Part II: Photoprotection against visible and ultraviolet light. J Am Acad Dermatol. 2021;84(5):1233-1244.
(6) Duteil L et al. Pigment Cell Melanoma Res. 2014;27(5):822-826.
(7) Pourang A et al. Photodermatol Photoimmunol Photomed. 2022;38(3):191-196.
(8) Jacques C et al. J Control Release. 2022;347:78-88.
(9) Tests réalisés par l’Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer, partenaire de l’European Marine Biological Resource Center.
(10) Boyer F et al. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2023 Oct;37 Suppl 6:12-21.

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