
Vous êtes infirmière libérale et vous cherchez à diversifier votre pratique vers la prévention et le suivi des patients chroniques ? Ou vous exercez déjà à l’hôpital et le passage en ville vous attire ? Le dispositif ASALEE (Action de Santé Libérale En Équipe) a longtemps représenté l’une des voies les plus abouties de coopération entre médecins et infirmières en soins primaires. Sauf qu’en 2026, la donne a changé : l’association ASALEE, qui porte le dispositif, est en redressement judiciaire depuis le 27 mars 2026, et son avenir se joue en ce moment même. Dans cet article, nous faisons le point complet et à jour : ce qu’est une infirmière ASALEE, ses missions, sa formation, son statut, son salaire, la situation financière de l’association et ce que la crise actuelle change concrètement pour vous. Objectif : vous donner une vision claire et sourcée pour décider en connaissance de cause.
Qu’est-ce que le dispositif ASALÉE ?
Le dispositif ASALEE, acronyme d’Action de Santé Libérale En Équipe, est un modèle de coopération entre médecins généralistes et infirmières, né en 2004 et financé principalement par l’Assurance Maladie. Son principe : intégrer des infirmières spécifiquement formées au sein des cabinets de médecine générale et des maisons de santé pour assurer la prévention, le dépistage et le suivi des patients atteints de maladies chroniques (diabète, hypertension, BPCO, maladies cardiovasculaires, troubles cognitifs liés à l’âge, tabagisme).
L’infirmière ASALEE n’intervient pas comme une infirmière libérale « classique » qui facture des soins à l’acte. Elle agit dans le cadre de protocoles de coopération validés par l’Agence régionale de santé (ARS) et par arrêté national, sous la responsabilité du médecin traitant. C’est cette délégation encadrée qui lui permet de réaliser des actes dits dérogatoires, habituellement réservés au médecin.
Définition de l’infirmière ASALEE
Une infirmière ASALEE, que l’on retrouve aussi sous l’appellation IDE ASALEE, est une infirmière avec un diplôme d’État, salariée, qui exerce des missions de santé publique au plus près du parcours de soins. Elle se situe à la croisée de plusieurs profils : celui des infirmières de santé publique, par sa mission de prévention et d’éducation à la santé, et celui de l’infirmière coordinatrice, par son rôle de lien entre les professionnels. Contrairement à l’IDEL, elle ne réalise pas de pansements, d’injections ou de perfusions au domicile : son cœur de métier, c’est l’accompagnement dans la durée des patients chroniques.
Bref historique : de l’expérimentation de 2004 à aujourd’hui
Le dispositif ASALEE voit le jour en 2004, à l’initiative de médecins généralistes et d’acteurs de terrain, dans un contexte de montée des maladies chroniques et de difficulté croissante des médecins à tout gérer seuls en consultation. L’expérimentation vise alors à assurer une éducation thérapeutique de proximité, à renforcer le dépistage et à alléger la charge médicale grâce à des actes protocolisés.
Au fil des années 2010, le dispositif fait ses preuves : meilleure coordination au sein des cabinets, gain de temps médical, amélioration de certains indicateurs de suivi. ASALEE s’étend alors sur une grande partie du territoire, cabinets individuels, maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), pôles de santé, et s’inscrit progressivement dans les politiques de structuration de l’exercice coordonné (MSP, CPTS) et dans le mouvement de délégation de tâches encadrée par des protocoles nationaux. En 2025, le dispositif comptait environ 2 000 infirmières salariées travaillant aux côtés de près de 9 000 médecins généralistes, pour quelque 300 000 patients suivis.
L’association ASALEE : qui pilote le dispositif ?
Le dispositif repose sur une structure porteuse unique : l’association ASALEE. C’est elle qui emploie les infirmières, organise leur formation, contractualise avec l’Assurance Maladie et coordonne le déploiement sur le territoire. Association déclarée créée en 2005, elle a longtemps concentré à elle seule le financement, la gouvernance et la gestion RH du dispositif, un point d’organisation qui, on le verra, est au cœur de la crise actuelle.
Contact de l’association ASALEE
L’association ASALEE a son siège au 13 rue Fernand Léger, 75020 Paris. Les coordonnées et les modalités de candidature sont centralisées sur le site officiel de l’association, asalee.org, qui reste la source à privilégier, d’autant qu’en période de redressement judiciaire, l’organisation et les interlocuteurs peuvent évoluer rapidement. Pour toute démarche (candidature, information sur un poste, situation d’une équipe), passez par les canaux officiels de l’association plutôt que par des annonces relayées sur des sites tiers, dont les informations peuvent être datées.
Comment trouver une infirmière ASALÉE près de chez soi ?
Côté patient, on ne « choisit » pas une infirmière ASALEE comme on choisit une IDEL : c’est le médecin généraliste traitant qui oriente son patient vers l’infirmière ASALEE intégrée à son cabinet ou à sa structure d’exercice coordonné. Concrètement, si votre médecin travaille avec une infirmière ASALEE, il vous proposera un accompagnement (suivi du diabète, aide au sevrage tabagique, éducation thérapeutique) directement au cabinet. Il n’existe pas d’annuaire public grand format des infirmières ASALEE : la porte d’entrée reste le médecin traitant et la structure de soins.
Difficultés financières de l’association ASALEE
C’est le point qui bouleverse le dispositif en 2026. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), publié à l’été 2025, a pointé de sérieuses défaillances de gouvernance au sein de l’association. Dans la foulée, la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam) a suspendu ses financements fin 2025. Or l’association était financée à près de 98 % par des fonds publics : privée de ces versements, elle s’est déclarée en cessation de paiements le 26 février 2026.
Le 27 mars 2026, le tribunal de Paris a placé l’association ASALEE en redressement judiciaire, avec écartement de la gouvernance en place et activation du mécanisme de garantie des salaires (AGS) pour régler les rémunérations impayées. Car derrière les chiffres, il y a une réalité de terrain difficile : environ 2 000 infirmières n’ont plus été payées à compter de février 2026, tout en continuant, pour beaucoup, à assurer le suivi de leurs patients. Au titre des cotisations sociales, l’ardoise dépasserait 12 millions d’euros, alors que le financement annuel du dispositif s’élevait à environ 100 millions d’euros en 2025.
Actualités de l’association ASALEE en 2026
Depuis le placement en redressement judiciaire, plusieurs signaux méritent d’être suivis de près. L’Assurance Maladie a réaffirmé son soutien au dispositif et aux infirmières, tout en conditionnant la reprise de tout financement à une nouvelle contractualisation et à une refonte de la gouvernance. Du côté du ministère de la Santé, la ministre Stéphanie Rist a indiqué, fin mars 2026, que les salaires devaient être versés « très rapidement » et que le ministère était prêt à accompagner la reprise du paiement des infirmières et la refondation du dispositif.
Pour autant, la crise de fond n’est pas réglée. Au printemps 2026, plusieurs parlementaires ont interpellé le gouvernement sur l’avenir du dispositif, la continuité de la prise en charge dans les zones rurales et la protection des soignantes, et certaines de ces questions étaient encore en attente de réponse fin mai 2026. Autrement dit : le métier et les missions de l’infirmière ASALEE restent inchangés sur le plan théorique, mais les conditions de recrutement, de financement et de continuité d’activité peuvent évoluer très vite selon les décisions judiciaires et institutionnelles à venir.
⚠️ Point de vigilance : Avant de vous engager ou de quitter une activité existante pour rejoindre ASALEE, vérifiez la situation à jour de l’association et de l’équipe que vous visez : un dispositif en redressement judiciaire reste incertain sur la continuité des contrats et des financements. Ne prenez pas de décision irréversible (démission, arrêt de votre patientèle libérale) sans une visibilité écrite sur votre futur contrat et sur la structure employeuse.
Quel est le rôle d’une infirmière ASALÉE ?
Le rôle de l’infirmière ASALEE, c’est d’assurer une prise en charge globale et dans la durée des patients chroniques, en complément du médecin. Là où le soin libéral classique répond souvent à un besoin ponctuel, l’infirmière ASALEE inscrit son action dans le temps long : elle voit revenir ses patients, observe l’évolution de la pathologie et construit une véritable relation de confiance. Ses consultations durent d’ailleurs bien plus longtemps qu’un soin classique, souvent 30 à 45 minutes, car elles intègrent l’écoute, l’éducation et l’accompagnement.
Missions de l’infirmière ASALEE
Les missions ASALEE s’organisent autour de quatre grands axes :
- Le premier est le suivi des patients chroniques. L’infirmière réalise des bilans réguliers : mesure de la tension artérielle, surveillance du poids et du rythme cardiaque, suivi de la glycémie chez les patients diabétiques, évaluation des pieds diabétiques au monofilament, ECG en prévention cardiovasculaire, spirométrie dans le suivi de la BPCO, repérage des troubles cognitifs chez la personne âgée. Ces données permettent de détecter toute variation significative et d’alerter le médecin en cas d’anomalie.
- Le deuxième axe est la coordination des soins. Les patients chroniques sont souvent suivis par plusieurs professionnels : médecins, pharmaciens, kinésithérapeutes. L’infirmière ASALEE devient un relais central : elle centralise les informations, partage les données avec les médecins et fluidifie le parcours de soins, en s’appuyant sur des outils numériques comme agathe YOU care qui sécurisent la transmission.
- Le troisième axe, sans doute le plus emblématique, est l’éducation thérapeutique du patient (ETP). L’infirmière aide le patient à comprendre sa maladie, à devenir acteur de sa santé, à adopter de nouvelles habitudes de vie et à maintenir l’adhésion à son traitement. C’est un travail de fond, fait d’explications simples, de conseils pratiques et d’un suivi motivant.
- Le quatrième axe est la prévention et le dépistage, avec un rôle majeur dans la prévention du tabagisme. L’infirmière identifie les facteurs de risque (hypertension, diabète, surpoids, tabac), réalise des bilans réguliers et sensibilise les patients à une meilleure hygiène de vie. La prévention du tabagisme occupe une place particulière, avec un accompagnement structuré au sevrage.
Protocoles et prescriptions de l’infirmière ASALEE
C’est le cadre juridique qui rend le rôle ASALEE possible. L’infirmière intervient sous protocole de coopération national, validé par l’ARS et par arrêté. Ce protocole définit précisément trois choses : les missions qu’elle peut mener en autonomie, les actes réalisés sur délégation médicale, et les modalités de coordination avec les médecins.
Ce sont ces protocoles qui autorisent les actes dérogatoires : réalisation et interprétation de certains examens (ECG, spirométrie), prescription et renouvellement de certains examens biologiques, adaptation de traitements dans un cadre défini. Attention toutefois : l’infirmière ASALEE ne « prescrit » pas librement. Elle agit strictement dans le périmètre du protocole, jamais au-delà, et toujours sous la responsabilité du médecin traitant. Cette rigueur du cadre est à la fois une sécurité et une limite, nous y revenons plus bas.
Infirmière ASALEE et perte de poids : quel accompagnement ?
C’est une question qui revient souvent, car le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque majeurs des maladies chroniques suivies dans le dispositif. L’infirmière ASALEE n’est pas une nutritionniste, mais elle joue un rôle réel dans l’accompagnement à la perte de poids : évaluation de l’IMC, entretiens motivationnels, conseils sur l’alimentation et l’activité physique, suivi dans la durée. Chez un patient diabétique ou hypertendu, cet accompagnement s’inscrit pleinement dans la prévention des complications. La perte de poids n’est donc pas une mission isolée, mais un levier au service de la prise en charge globale de la maladie chronique.
💡 Bon à savoir : L’infirmière ASALEE ne facture aucun acte à l’Assurance Maladie et ne manipule pas la NGAP : ses interventions sont financées globalement, au niveau de la structure. Si vous êtes IDEL et que vous hésitez entre exercice libéral classique et ASALEE, gardez en tête que vous quittez alors la logique de cotation à l’acte (AMI, AMX, BSI…) pour une logique de rémunération salariée.
Comment devenir infirmier ASALÉE ?
Devenir infirmière ASALEE suppose de réunir des prérequis clairs, puis de passer par la sélection et la formation organisées par l’association. Le parcours type se déroule en cinq étapes : être infirmière avec un diplôme d’État avec au minimum trois ans d’expérience ; candidater auprès de l’association ASALEE, qui organise la sélection ; suivre la formation initiale aux protocoles et à l’ETP ; intégrer une équipe médicale participante (cabinet, MSP, CPTS) ; puis déclarer l’exercice du protocole via l’ARS.
Formation d’infirmière ASALEE
La formation est un pilier du dispositif. Dispensée par l’association ASALEE, elle prépare l’infirmière aux protocoles de coopération (diabète, risque cardiovasculaire, BPCO, troubles cognitifs) et à l’éducation thérapeutique du patient. Elle porte à la fois sur le contenu clinique, sur la formation à l’outil de suivi et de traçabilité, et sur la posture d’entretien centrée sur le patient. Un compagnonnage avec une IDE ASALEE expérimentée est souvent prévu pour accompagner la montée en compétences. Cette formation initiale se complète, dans la durée, par un travail de mise à jour continue et, dans certaines équipes, par la formation d’autres intervenants au sein de la structure.
Recrutement d’infirmière ASALEE : comment candidater ?
Le recrutement passe exclusivement par l’association ASALEE, qui recrute là où un protocole est en place et où des médecins partenaires sont volontaires. Concrètement, vous candidatez auprès de l’association pour une zone donnée ; si votre profil correspond et qu’un besoin existe, vous êtes recrutée, formée, puis affectée à une ou plusieurs équipes médicales.
En 2026, le recrutement doit toutefois se lire à la lumière de la crise : avec l’association en redressement judiciaire et les financements suspendus, les campagnes de recrutement peuvent être ralenties, gelées ou conditionnées à l’issue de la procédure. Certaines offres « infirmière ASALEE » continuent de circuler (y compris via des collectivités ou des structures locales), mais la prudence s’impose sur la solidité du contrat proposé.
⚠️ Point de vigilance : Une offre de poste ASALEE ne vaut que si la structure employeuse est en mesure de garantir votre rémunération. En période de redressement judiciaire, exigez de la visibilité sur l’employeur, le financement de votre poste et la nature exacte de votre contrat avant de vous engager.
Qui paye une infirmière ASALÉE ?
C’est l’une des grandes spécificités du dispositif : l’infirmière ASALEE n’est pas payée par le médecin ni par les patients, et elle ne facture rien à l’Assurance Maladie. Elle est salariée de l’association ASALEE (ou d’une structure support), qui la rémunère grâce aux financements versés, en temps normal, par l’Assurance Maladie. C’est ce circuit de financement qui a été rompu fin 2025, avec les conséquences que l’on connaît.
Le statut salarié de l’infirmière ASALEE
L’infirmière ASALEE occupe un statut hybride, à la frontière du salariat et de l’exercice coordonné. Elle travaille physiquement dans un cabinet libéral ou une structure d’exercice coordonné, mais bénéficie d’un contrat de travail salarié, le plus souvent un CDI, avec une rémunération fixe, des congés payés et la protection sociale du salariat. Elle ne facture pas d’actes à l’acte, contrairement à l’IDEL : ses consultations (ETP, suivi des pathologies chroniques, dépistage) sont intégrées au dispositif et financées au niveau de la structure. Ce statut salarié offre un cadre stable et un exercice clinique autonome, sans la charge administrative de la facturation libérale, mais il implique aussi une dépendance directe à la santé financière de l’employeur.
Salaire d’infirmière ASALEE en 2026
Pour un temps plein, le salaire d’une infirmière ASALEE se situe en moyenne autour de 2 000 à 2 400 € nets par mois, soit environ 2 600 à 3 100 € bruts mensuels, selon l’ancienneté, la région, la convention appliquée et la structure employeuse. La rémunération est généralement alignée sur une base proche de celle d’une infirmière salariée du secteur médico-social ou d’un centre de santé, avec des possibilités d’évolution selon les responsabilités et l’implication dans les projets de la structure.
Salaire indicatif de l’infirmière ASALEE (2026) :
| Base | Fourchette indicative (temps plein) |
| Salaire net mensuel | 2 000 € à 2 400 € |
| Salaire brut mensuel | 2 600 € à 3 100 € |
| Type de contrat | CDI le plus souvent, salarié |
| Mode de rémunération | Fixe mensuel (pas de facturation à l’acte) |
| Facteurs de variation | Ancienneté, région, convention, structure |
⚠️ Point de vigilance : Ces montants sont ceux d’un fonctionnement « normal » du dispositif. En 2026, la crise de l’association a entraîné plusieurs mois de salaires impayés pour les infirmières en poste, régularisés via le mécanisme de garantie des salaires (AGS). Un salaire affiché ne vaut donc que si son financement est sécurisé : c’est aujourd’hui le vrai sujet.
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Avantages, limites et avis sur l’infirmière ASALEE
Les avantages du dispositif pour l’IDEL
Pour une infirmière libérale ou hospitalière, ASALEE offre une vraie diversification. Vous sortez du soin technique répétitif pour investir la prévention, le dépistage et l’éducation thérapeutique, avec un temps d’échange bien plus long auprès de vos patients. Vous gagnez en reconnaissance professionnelle, vous vous intégrez à une équipe pluridisciplinaire et vous élargissez vos compétences vers la coordination et la santé publique. Le statut salarié, enfin, apporte une stabilité (revenu fixe, congés payés, protection sociale) que l’exercice libéral ne garantit pas.
Les limites et points de vigilance
Comme tout dispositif, ASALEE a ses contraintes. L’implication en coordination et en administratif est forte. Le cadre est strictement défini par les protocoles : l’infirmière n’agit jamais hors du champ prévu, ce qui peut frustrer les profils très autonomes. Le déploiement reste inégal selon les territoires, avec des zones non couvertes et un manque de médecins volontaires. Et surtout, en 2026, la limite la plus lourde tient à la fragilité structurelle de l’association elle-même : la dépendance quasi totale aux fonds publics et les défaillances de gouvernance pointées par l’IGAS ont conduit à la crise actuelle.
Avis sur l’infirmière ASALEE : ce qu’en disent les professionnelles et les patients
Les retours de terrain sur l’exercice ASALEE sont, dans l’ensemble, très positifs sur le fond du métier. Les infirmières valorisent le sens retrouvé, la relation patient approfondie et l’autonomie clinique. Les patients, eux, saluent un accompagnement de proximité : le commentaire laissé sous notre article par une lectrice suivie pour une BPCO : « elle m’a aidé et soutenu, merci à elle » résume bien la valeur perçue du dispositif. Le revers, largement exprimé depuis le début de la crise, concerne la précarité de la structure employeuse : des mois sans salaire malgré un travail maintenu, et une grande incertitude sur l’avenir. L’avis global tient donc en une phrase : un métier passionnant, porté par une structure aujourd’hui fragilisée.
Quelles perspectives d’évolution pour l’infirmière ASALEE ?
L’expérience acquise en éducation thérapeutique, en coordination et en prise en charge des maladies chroniques ouvre de vraies portes. Elle prépare à des postes de référente de parcours, de coordinatrice de projet en MSP ou en CPTS, ou de pilote de programmes d’ETP. Elle peut aussi mener vers la formation, l’enseignement ou la gestion de projet en santé publique. Enfin, le passage par ASALEE constitue un tremplin reconnu vers l’exercice d’infirmière en pratique avancée (IPA) en soins primaires, une fois le diplôme d’État obtenu. Dans un système de santé qui mise de plus en plus sur les coopérations interprofessionnelles, cette compétence de suivi des patients chroniques reste un atout, même si le dispositif ASALEE traverse une zone de turbulences.
En résumé : un métier d’avenir dans une structure à sécuriser
L’infirmière ASALEE reste, sur le fond, un maillon précieux de la prévention et du suivi des maladies chroniques en France. Mais en 2026, choisir cette voie, ou décider d’y rester, suppose de suivre de très près l’évolution de l’association et de la procédure judiciaire en cours. Notre conseil : gardez la maîtrise de votre trajectoire professionnelle et de vos finances, quelle que soit votre décision.
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Vous êtes IDEL et vous exercez (ou avez exercé) en tant qu’infirmière ASALEE ? Votre témoignage est précieux, surtout dans le contexte actuel : partagez votre expérience en commentaire pour éclairer vos consœurs.
📃 Sources vérifiées :
- Assurance Maladie / Ameli – « L’Assurance Maladie réitère son soutien au dispositif Asalée »
- Assurance Maladie – CP du 6 mars 2025 sur la procédure de redressement judiciaire
- Sénat – questions écrites sur la situation financière et l’avenir du dispositif Asalée (2026)
- Assemblée nationale – questions sur la suspension des financements





ais eu un suivi avec une infirmeire asalee pour une bpco et elle m’a aide et soutenu merci a elle