
Vous êtes étudiante en soins infirmiers et l’envie de découvrir un autre pays vous démange ? Bonne nouvelle : partir à l’étranger ne signifie pas forcément quitter votre IFSI ou recommencer toute votre formation dans une université étrangère. Il est possible de réaliser une période d’études ou un stage infirmier à l’étranger tout en restant inscrite dans un institut de formation en soins infirmiers en France. Cette mobilité peut notamment être organisée dans le cadre du programme Erasmus+, d’un partenariat entre établissements ou d’un projet individuel accepté par votre IFSI. Mais attention : les possibilités, les destinations et les conditions de départ ne sont pas identiques dans tous les instituts. Voici comment préparer votre mobilité internationale sans compromettre la validation de votre diplôme d’État infirmier.💡 Vous souhaitez suivre l’intégralité de vos études d’infirmière en Suisse, en Espagne, en Belgique ou dans un autre pays ? Ce projet implique des conditions d’admission et de reconnaissance différentes. Retrouvez notre article consacré au diplôme infirmier obtenu à l’étranger et à sa reconnaissance en France.
Est-il possible d’étudier les soins infirmiers à l’étranger ?
Une étudiante infirmière peut partir à l’étranger au cours de sa formation, mais toutes les formes de départ ne relèvent pas du même cadre. Il faut distinguer deux grands projets.
👉 Le premier consiste à effectuer une mobilité temporaire pendant ses études en IFSI. Dans ce cas, vous restez inscrite dans votre institut de formation en soins infirmiers en France. Vous partez pour une période limitée, afin de réaliser un stage clinique, de suivre certains enseignements ou de découvrir un autre environnement de soins. Cette mobilité peut être organisée :
- dans le cadre du programme Erasmus+,
- grâce à un partenariat entre votre IFSI et un établissement étranger,
- ou à partir d’un projet individuel construit avec l’accord de votre institut.
👉 Le second projet consiste à suivre l’intégralité de ses études infirmières dans un autre pays. Vous vous inscrivez alors directement dans une école, une haute école spécialisée ou une université étrangère, et vous obtenez un diplôme délivré par ce pays. Si vous souhaitez ensuite exercer en France, vous devrez vérifier les conditions de reconnaissance de ce diplôme ou les démarches nécessaires pour obtenir une autorisation d’exercice.
Ces deux situations n’ont donc pas les mêmes conséquences. Une mobilité temporaire peut être intégrée à votre formation française et contribuer à la validation de votre diplôme d’État infirmier. Un cursus complet à l’étranger, lui, implique des règles d’admission, de formation et de reconnaissance différentes.
Dans cet article, nous nous concentrons principalement sur la première situation : partir temporairement à l’étranger tout en restant inscrite dans un IFSI en France.
Peut-on faire Erasmus quand on est en IFSI ?
Le programme Erasmus+ n’est pas réservé aux étudiants d’université, d’école de commerce ou d’ingénieurs. Les étudiants en soins infirmiers peuvent également en bénéficier lorsque leur IFSI, ou l’établissement auquel il est rattaché, participe au programme.
Pour proposer une mobilité Erasmus+, l’établissement doit notamment disposer d’un cadre permettant d’organiser les échanges internationaux, comme une charte Erasmus pour l’enseignement supérieur. La période effectuée à l’étranger doit être cohérente avec le diplôme préparé et, autant que possible, intégrée au programme de formation.
Selon les IFSI, les opportunités peuvent varier fortement. Certains instituts disposent d’un réseau de partenaires bien établi, avec des places identifiées dans des établissements de santé ou des universités étrangères. D’autres proposent seulement quelques destinations, ou accompagnent les étudiantes dans la construction d’un projet individuel.
Une mobilité Erasmus+ en IFSI peut prendre la forme d’un stage clinique, d’une période d’études dans un établissement partenaire ou d’une mobilité mixte associant séjour sur place et travail à distance. Dans tous les cas, les objectifs pédagogiques, les modalités d’évaluation et les conditions de reconnaissance doivent être définis avant le départ.
À qui faut-il s’adresser pour préparer une mobilité internationale ?
Le premier interlocuteur est votre IFSI. Avant de rechercher un logement, de contacter seule un hôpital étranger ou de réserver un billet d’avion, vous devez vérifier que votre projet peut entrer dans le cadre de votre formation.
Selon l’organisation de votre institut, vous pouvez vous adresser :
- au référent Erasmus+,
- au service des relations internationales,
- à votre coordinatrice ou coordinateur pédagogique,
- à votre formateur référent,
- ou directement à la direction de l’IFSI.
Cette première prise de contact permet de connaître les destinations déjà accessibles, les partenariats existants, les périodes ouvertes à la mobilité, les critères de sélection et les documents à fournir. Elle permet aussi d’éviter les projets séduisants sur le papier, mais impossibles à faire reconnaître dans le cursus infirmier.
💡 Chaque établissement dispose de son propre calendrier. Les candidatures peuvent être à déposer plusieurs mois avant le départ, parfois dès l’année précédente. Plus vous anticipez, plus vous aurez de chances de construire un projet solide.définit son propre calendrier de candidature, ses critères de sélection et les destinations accessibles.
À quel moment peut-on partir pendant ses études d’infirmière??
Il n’existe pas de semestre national unique pour partir à l’étranger en IFSI. Chaque institut fixe ses propres règles en fonction de son organisation pédagogique, de ses partenariats et des contraintes du référentiel de formation.
Un départ est souvent plus simple à envisager lorsque l’étudiante a déjà acquis une première expérience en stage, validé plusieurs unités d’enseignement et développé une autonomie suffisante dans les soins. Certains IFSI privilégient donc les mobilités en deuxième ou troisième année, mais ce n’est pas une règle applicable partout.
Votre institut peut demander, par exemple, d’avoir validé un certain nombre de compétences, de ne pas avoir de stage en attente de rattrapage, de présenter un dossier scolaire satisfaisant, de justifier d’un niveau de langue adapté ou de démontrer la cohérence du séjour avec votre projet professionnel.
Le plus important est de ne pas considérer la mobilité comme une parenthèse touristique. Elle doit s’inscrire dans votre progression d’étudiante infirmière et répondre à des objectifs d’apprentissage clairement identifiés.
Quelle durée peut avoir une mobilité à l’étranger en IFSI ?
La durée d’une mobilité dépend à la fois du cadre utilisé, du calendrier de votre IFSI et de la nature du projet. Dans l’enseignement supérieur, une mobilité Erasmus+ de longue durée peut généralement s’étendre de 2 à 12 mois. Il existe aussi des formats plus courts, notamment des mobilités mixtes combinant une présence physique de quelques jours ou semaines avec une période d’apprentissage à distance.
En pratique, les stages infirmiers à l’étranger sont souvent adaptés aux périodes prévues dans le cursus. Leur durée dépend des compétences à travailler, des capacités d’accueil de la structure étrangère, des accords conclus par l’IFSI et des exigences d’évaluation. Un séjour de plusieurs mois n’est donc pas automatique. Certains instituts organisent des mobilités plus courtes, plus faciles à intégrer au planning de formation. D’autres permettent des expériences plus longues, notamment lorsque les partenariats sont bien établis.
Dans tous les cas, la durée doit permettre une véritable immersion professionnelle. Un séjour trop court peut être intéressant culturellement, mais insuffisant pour valider des compétences de stage.
Comment construire un projet de stage infirmier à l’étranger ?
Un stage à l’étranger ne doit pas être choisi uniquement en fonction de la destination. Le pays, la ville ou l’établissement d’accueil doivent être cohérents avec vos objectifs de formation.
1. Définir les objectifs de son projet
Avant de chercher une structure, il est utile de préciser ce que vous attendez de cette mobilité. Souhaitez-vous découvrir un autre système de santé ? Mieux comprendre les soins communautaires ? Observer la prise en charge des patients à domicile ? Approfondir la santé mentale, la pédiatrie, la gériatrie ou la santé publique ? Améliorer votre pratique d’une langue étrangère dans un contexte professionnel ? 🎯 Ces objectifs aideront votre IFSI à évaluer la pertinence du projet. Ils vous permettront aussi de cibler une structure adaptée. Une étudiante intéressée par les urgences n’aura pas les mêmes besoins qu’une étudiante souhaitant découvrir les soins primaires, la prévention ou l’accompagnement de patients chroniques.
2. Vérifier les possibilités proposées par l’IFSI
Votre institut dispose peut-être déjà de partenaires étrangers. Cette solution facilite généralement :
- la recherche du lieu de stage,
- la signature des documents,
- la définition des compétences à valider,
- l’identification d’un tuteur,
- et la reconnaissance du stage à votre retour.
Si aucun partenariat ne correspond à votre projet, demandez si les candidatures individuelles sont acceptées. Ne contactez pas une structure étrangère sans connaître les exigences de votre IFSI.
3. Préparer son dossier de candidature
La composition du dossier varie selon les établissements, mais il peut notamment comprendre :
- un CV,
- une lettre de motivation,
- une présentation du projet,
- les objectifs du stage,
- vos résultats et validations précédentes,
- une attestation de niveau linguistique,
- un budget prévisionnel,
- une copie de vos documents d’identité,
- et les formulaires propres au programme de mobilité.
Votre lettre de motivation doit montrer que le projet a du sens dans votre parcours. Il ne s’agit pas seulement d’expliquer que vous aimez voyager, mais de démontrer en quoi cette expérience contribuera à votre formation infirmière et à votre futur exercice professionnel.
4. Faire valider la structure d’accueil
L’établissement choisi doit pouvoir proposer un encadrement compatible avec votre statut d’étudiante en soins infirmiers.
Avant le départ, vérifiez notamment :
- les missions confiées,
- les horaires,
- le service d’affectation,
- les qualifications du tuteur,
- les compétences pouvant être travaillées,
- les règles applicables aux étudiants,
- la langue utilisée avec les patients,
- et les modalités d’évaluation.
Les actes autorisés et le niveau d’autonomie accordé aux étudiants peuvent varier d’un pays à l’autre. Les règles du lieu de stage ne remplacent pas les exigences pédagogiques fixées par votre IFSI français.
Comment faire reconnaître un stage infirmier réalisé à l’étranger ?
La reconnaissance du stage doit être organisée avant le départ. C’est un point essentiel : une structure étrangère peut accepter de vous accueillir sans que cette expérience soit automatiquement validée par votre IFSI. Avant toute mobilité, les objectifs d’apprentissage, la durée, les compétences travaillées, les modalités d’encadrement et les conditions d’évaluation doivent être formalisés.
👉 Dans le cadre d’Erasmus+, un contrat pédagogique précise généralement les activités prévues, les engagements des parties et les modalités de reconnaissance.
👉 Pour un stage, les documents doivent permettre d’identifier la structure d’accueil, le service d’affectation, le tuteur ou référent local, les missions confiées, les horaires, les compétences visées et les justificatifs à remettre au retour.
Il faut également vérifier que le cadre proposé est compatible avec votre statut d’étudiante infirmière. Les actes autorisés, le niveau d’autonomie accordé aux étudiants et l’organisation des soins varient d’un pays à l’autre. Vous devez respecter les règles locales, mais aussi les exigences pédagogiques fixées par votre formation en France. ⚠️ Ne partez jamais sur la base d’un simple accord oral. Une mobilité internationale doit être encadrée par des documents écrits, signés et validés par les établissements concernés.
Quel budget faut-il prévoir pour partir étudier ou faire un stage à l’étranger ?
Même lorsqu’une aide financière est prévue, une mobilité internationale entraîne presque toujours des dépenses à anticiper. Le budget dépend du pays, de la ville, de la durée du séjour et du niveau de vie sur place. Les principaux frais concernent le transport aller-retour, les déplacements locaux, le logement, la caution éventuelle, les repas, les assurances, les formalités administratives, les frais de visa si nécessaire, les vaccins ou démarches sanitaires, ainsi que le matériel professionnel demandé par la structure d’accueil.
Une grande capitale européenne ne représente pas le même budget qu’une ville universitaire plus petite. De même, un séjour en Suisse, dans les pays nordiques ou dans certaines grandes villes espagnoles peut nécessiter une préparation financière plus importante.
Il est conseillé d’établir un budget mensuel réaliste, en distinguant les dépenses certaines, les dépenses variables et une réserve pour les imprévus. Attention également au calendrier de versement des aides : certaines sommes peuvent être versées après le départ, ce qui oblige à avancer une partie des frais.
Quelles aides financières peut-on obtenir pour une mobilité en IFSI ?
La bourse Erasmus+
La bourse Erasmus+ est l’aide la plus connue. Elle constitue une participation aux frais de séjour et, selon les cas, aux frais de transport. Son montant varie selon le type de mobilité, la destination, la durée et les règles appliquées par l’établissement. À titre indicatif, les montants mensuels sont souvent compris entre 300 et 700€, mais seul votre IFSI ou son service des relations internationales peut vous communiquer le montant applicable à votre projet.
Des compléments peuvent exister dans certaines situations, notamment pour les étudiants ayant moins d’opportunités, les personnes en situation de handicap ou les mobilités utilisant des modes de transport plus durables.
L’aide à la mobilité internationale
Selon votre situation, vous pouvez aussi vous renseigner sur l’aide à la mobilité internationale, les aides régionales, les dispositifs proposés par certaines collectivités locales ou les soutiens propres à votre établissement.
La bourse Erasmus+ peut parfois être cumulée avec une bourse sur critères sociaux ou d’autres aides, mais les conditions varient. Il est donc indispensable de vérifier les règles de cumul, les délais de demande et les justificatifs attendus auprès de votre IFSI, du service social étudiant ou du service des relations internationales.
Quelles assurances faut-il prévoir pour un stage infirmier à l’étranger ?
Les assurances sont particulièrement importantes dans le cadre d’un stage en santé. Vous serez en contact avec des patients, des équipes soignantes, du matériel médical et parfois des situations à risque. Votre couverture doit donc être vérifiée avant le départ.
- 👉 Il faut notamment s’assurer que vous disposez d’une responsabilité civile couvrant toute la période de stage, d’une assurance individuelle accident, d’une couverture pour les accidents survenus sur le lieu de stage ou pendant les trajets, ainsi que d’une garantie pour les frais de santé à l’étranger.
- 👉 Une assistance rapatriement est également fortement recommandée. Elle peut s’avérer indispensable en cas d’accident, de maladie importante ou de situation nécessitant un retour anticipé. Une assistance juridique, une garantie en cas de perte ou de vol de documents et une couverture pour les activités hors stage peuvent aussi être utiles.
- 👉 Pour un départ dans l’Union européenne, l’Espace économique européen ou en Suisse, pensez à demander la carte européenne d’assurance maladie. Elle facilite la prise en charge de certains soins médicaux, mais ne remplace pas nécessairement une assurance complémentaire ni une garantie de rapatriement.
Votre IFSI peut exiger des attestations précises avant de valider votre départ. Anticipez ces démarches, car certains documents peuvent prendre du temps à obtenir.
Comment choisir le bon pays pour faire ses études d’infirmière à l’étranger ?
Il n’existe pas de destination idéale pour toutes les étudiantes infirmières. 👉Le bon pays est celui qui correspond à vos objectifs, à votre niveau de langue, à votre budget et aux possibilités d’encadrement.
La langue est un critère déterminant. Dans un stage infirmier, vous devez pouvoir comprendre les consignes, échanger avec les professionnels, dialoguer avec les patients et participer aux transmissions. Un niveau scolaire peut être insuffisant lorsqu’il faut expliquer un soin, identifier une douleur ou comprendre une situation clinique complexe.
Les objectifs pédagogiques doivent également guider votre choix. Certains pays ou établissements seront plus adaptés à la découverte des soins hospitaliers, d’autres aux soins à domicile, à la santé communautaire, à la prévention, à la santé mentale, à la gériatrie ou à la prise en charge de populations vulnérables.
L’encadrement proposé doit rester prioritaire. Une destination attractive ne garantit pas un stage formateur. La présence d’un tuteur identifié, la clarté des missions et la compatibilité avec vos compétences d’étudiante infirmière sont des éléments essentiels.
Enfin, les conditions de sécurité et les formalités d’entrée doivent être vérifiées. Consultez les recommandations officielles, les éventuelles exigences sanitaires et les règles applicables aux étudiants étrangers. Votre IFSI peut refuser un projet s’il estime que les conditions d’accueil, de sécurité ou d’évaluation ne sont pas réunies.
faire ses études d’infirmière en Suisse
La Suisse fait partie des destinations souvent envisagées par les étudiantes infirmières françaises, notamment pour sa proximité géographique, la qualité de son système de santé et la présence de cantons francophones. Une mobilité temporaire en Suisse est possible si votre IFSI dispose d’un partenariat ou accepte un projet individuel. Vous restez alors inscrite dans votre institut français et réalisez seulement une période de stage ou d’études dans une structure suisse.
Avant de choisir cette destination, il faut toutefois bien évaluer le coût du séjour. Le logement, les transports, l’alimentation et les dépenses quotidiennes peuvent être nettement plus élevés qu’en France. La langue utilisée dépend aussi du canton : français, allemand, italien ou romanche selon les régions.
Il est également important de distinguer cette mobilité temporaire d’une inscription complète dans une haute école spécialisée suisse pour préparer un Bachelor of Science en soins infirmiers. Les démarches, les frais, le diplôme obtenu et les conditions de reconnaissance ne sont pas les mêmes.
faire ses études d’infirmière en Espagne
L’Espagne attire également de nombreuses étudiantes, notamment grâce aux échanges universitaires, à la proximité avec la France et à l’intérêt pour la langue espagnole. Une mobilité en Espagne peut être organisée dans le cadre d’un partenariat Erasmus+ ou d’un accord entre établissements. Elle peut prendre la forme d’un stage clinique ou d’une période d’études, selon les possibilités offertes par votre IFSI.
La maîtrise de l’espagnol est un point central. Dans un contexte de soins, il ne suffit pas toujours de connaître les bases de la langue. Il faut pouvoir comprendre les patients, participer aux transmissions, échanger avec l’équipe et saisir les consignes de sécurité.
Avant de candidater, renseignez-vous sur la ville ou la région proposée, la langue réellement utilisée dans le service, le type de structure, les modalités d’encadrement, les possibilités de logement et le coût global du séjour. Là encore, une mobilité temporaire à Madrid, Barcelone, Valence ou dans une autre région espagnole ne correspond pas à une inscription complète dans une université espagnole pour y obtenir le diplôme infirmier local. Les procédures d’admission et les règles de reconnaissance sont différentes.
Stage humanitaire et stage infirmier à l’étranger : est-ce la même chose ?
Un voyage humanitaire, une mission associative ou un séjour solidaire peut constituer une expérience personnelle enrichissante, mais cela ne signifie pas qu’il sera reconnu comme stage dans le cadre du diplôme d’État infirmier.
Pour être validée par votre IFSI, l’expérience doit répondre à des objectifs pédagogiques précis, permettre de travailler des compétences prévues dans la formation, offrir un encadrement adapté et donner lieu à une évaluation conforme aux attentes de l’institut.
Il faut également rester vigilante face aux organismes qui vendent des séjours présentés comme des missions de soins accessibles à des étudiants peu expérimentés. Une étudiante infirmière ne doit pas être placée dans une situation où elle réaliserait des actes dépassant son niveau de formation, ses responsabilités ou le cadre légal local. La sécurité des patients, l’éthique du soin et le respect des populations accueillies doivent toujours primer. Un projet international ne peut pas justifier une pratique non encadrée ou inadaptée.
Comment préparer concrètement son départ à l’étranger ?
Une mobilité réussie se prépare par étapes :
👉 Plusieurs mois avant le départ, commencez par contacter le référent international ou pédagogique de votre IFSI. Identifiez les destinations possibles, les périodes ouvertes, les critères de candidature et les aides financières disponibles. C’est aussi le moment d’évaluer votre niveau de langue, d’estimer votre budget et de réfléchir à vos objectifs de stage.
👉 Une fois le projet accepté, il faut faire valider la structure d’accueil, signer les conventions ou contrats pédagogiques, organiser le logement, vérifier les formalités d’entrée, souscrire les assurances nécessaires et réserver les transports. Les documents administratifs doivent être conservés avec soin, en version papier et numérique.
👉 Dans les semaines précédant le départ, pensez aux vaccins, aux recommandations sanitaires, aux coordonnées utiles, aux contacts d’urgence et aux documents d’évaluation à emporter. Il peut aussi être utile d’échanger avec votre futur tuteur et d’apprendre le vocabulaire médical indispensable dans la langue du pays.
👉 Pendant la mobilité, gardez un lien régulier avec votre tuteur local et votre IFSI. Respectez les objectifs fixés, conservez les justificatifs demandés et signalez rapidement toute difficulté : problème d’encadrement, missions non conformes, souci de santé, difficulté administrative ou situation d’insécurité.
👉 Au retour, vous devrez remettre les attestations, évaluations et documents nécessaires à la reconnaissance de votre mobilité. Votre IFSI peut aussi vous demander un bilan écrit ou oral. Cette étape est importante pour valider l’expérience, mais aussi pour valoriser votre parcours dans un CV ou lors d’un futur entretien.
Quels sont les avantages d’étudier à l’étranger quand on est infirmière ?
Partir à l’étranger pendant ses études infirmières permet de :
- découvrir d’autres pratiques professionnelles,
- comprendre une organisation différente du système de santé,
- renforcer votre autonomie,
- améliorer vos compétences linguistiques,
- développer votre capacité d’adaptation,
- prendre confiance en vous,
- enrichir votre projet professionnel,
- et mieux comprendre l’influence de la culture sur la relation de soin.
Cette expérience peut également être utile si vous envisagez un jour d’exercer à l’étranger, de participer à des projets internationaux ou de travailler auprès de patients issus de cultures différentes. Pour une future infirmière libérale, observer d’autres modèles de soins à domicile ou de prévention peut aussi nourrir sa réflexion sur l’accompagnement des patients et la coordination entre professionnels.
Quelles difficultés faut-il anticiper ?
Une mobilité internationale est une expérience enrichissante, mais elle peut aussi être exigeante. Il est important de ne pas l’idéaliser. La fatigue liée à la langue peut être réelle, surtout dans un contexte de soins où la concentration est permanente. Les différences culturelles peuvent aussi surprendre, notamment dans la relation au patient, la place de la famille, l’organisation des équipes ou les habitudes professionnelles. Certaines étudiantes peuvent ressentir un isolement, en particulier lorsqu’elles partent seules ou dans une ville où elles ne connaissent personne. Les démarches administratives, la recherche de logement ou les imprévus financiers peuvent également générer du stress. L’encadrement peut parfois être différent de celui attendu. Le rôle de l’étudiante, le niveau d’autonomie accordé ou les méthodes d’évaluation ne sont pas toujours identiques à ceux pratiqués en France. D’où l’importance de clarifier les conditions du stage avant le départ et de maintenir un contact avec l’IFSI pendant le séjour.
💡 Une bonne préparation ne supprime pas toutes les difficultés, mais elle permet de les anticiper et de réagir plus rapidement en cas de problème.




