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Célia Jodar, une IDEL au JO !

Célia Jodar, une IDEL au JO

Célia a deux passions dans la vie : son métier d’IDEL et le Kayak ! À travers cette interview, elle nous explique comment elle arrive à jongler entre ces deux passions aussi prenantes que différentes et son incroyable aventure aux JO de Tokyo cet été.

 

CBA : Vous venez de participer pour la 1ère fois aux JO. Comment vous sentez-vous après cette aventure ?

Je suis heureuse. J’ai beaucoup travaillé, je me suis beaucoup entrainée, et je suis fière d’avoir été au bout de ce projet !

Depuis combien de temps pratiquez-vous le kayak ?

J’ai commencé le Canoe Kayak à l’âge de 10 ans… il y a 23 ans ! (Ça ne me rajeunit pas!)

Comment vous est venue la passion pour ce sport ?

Ma maman pratiquait, mon frère a pratiqué en suivant, et j’ai suivi pour être en famille. J’étais gymnaste depuis mes 3 ans, et j’ai attendu mes 15 ans pour ne faire que du kayak.

À quel rythme pratiquez-vous ce sport ?

Tous les jours, été comme hiver ! 

Qu’est-ce que cette pratique vous apporte ?

Quand je suis dans mon kayak, c’est une façon de ne m’occuper que de moi. Je suis centrée sur moi, je repousse mes limites et je me dépasse. J’ai besoin de ça, j’ai besoin de faire du sport tout le temps !

Participer aux JO c’est le rêve de tout sportif, racontez-nous…

C’est le graal quand on est compétiteur. Je suis une compétitrice heureuse, quoi qu’il arrive. Je n’abandonne jamais, ça fait 10 ans que je rêve des JO. J’ai été remplaçante olympique il y a 5 ans, et je me suis vraiment battue pour être à Tokyo. J’ai tendance à prendre les échecs comme une façon d’apprendre, j’en tire toujours quelque chose qui me permettra d’avancer vers là où je veux aller. 

Est-ce qu’il y a des professionnels de Kayak qui ne vivent que de ça ? Est-ce que c’est quelque chose que vous aimeriez à terme ?

Aux Jeux Olympiques, j’étais la seule kayakiste amatrice au départ. Toutes mes concurrentes étaient professionnelles, et c’est doublement génial d’être parmi des pros. J’aime trop mon métier pour vouloir le changer. Le sport est un exutoire pour moi et il le restera. Je ne souhaite pas devenir kayakiste professionnelle.

À quel rythme travaillez-vous en libéral ?

Au cabinet, vu que nous sommes 3 associées, on se sépare le mois en 3 (soit, 10 jours chacune). A ça, je rajoute les journées de vaccinations et les jours où je dépanne les collègues qui ne trouvent pas de remplaçant. La crise sanitaire ne m’a pas aidé à ralentir de rythme, j’ai souvent été aider les collègues quand mon planning du cabinet me le permettait.

Est-ce facile d’enchaîner entraînements et tournées en libéral ?

Facile, non, mais c’est faisable. Souvent, les collègues ne comprennent pas comment je fais. Je n’ai pas d’enfants à charge, mon conjoint est un grand sportif aussi, ce sont 2 critères qui aident beaucoup pour préparer un projet comme les jeux olympiques.

Est-ce que vos patients sont au courant de votre passion ?

Mes patients me connaissent bien, ils suivent toutes mes compétitions, ils m’encouragent tous les jours. Certains ont même des photos de moi au mur. J’ai l’impression d’être célèbre avec eux, ils découpent tous les articles dans les journaux quand ça parle de moi, ils parlent de moi à tout le monde. Ça me laisse croire qu’ils sont fiers, et c’est tellement stimulant !

Et vos collègues qu’est-ce qu’elles en disent ?

Elles me connaissent depuis des années, mais elles me prennent toujours pour une folle quand je vais m’entraîner après ma tournée du soir, ou quand il fait -5 degrés. Elles sont à fond derrière moi, elles font tout pour m’arranger pour que je puisse me libérer pour mes compétitions. Elles ne sont pas mes collègues pour rien, elles sont clairement actrices dans la réalisation de ce projet, de part leur soutien !! J’ai beaucoup de chance de les avoir.

Comment jonglez-vous entre votre métier, votre passion et votre vie de famille ?

Je jongle assez facilement ! Mon conjoint a aussi le rôle d’entraineur, il me booste pendant les moments difficiles (fatigues, doutes..). Il sait aussi me dire quand j’en fais trop, et il n’hésite jamais à me demander d’appuyer sur le frein, pour prévenir les gros coups de fatigue. Je suis passionnée par mon travail, je suis passionnée par le sport, et je ne perçois rien comme étant une contrainte. Ça aide énormément, je pense ! Faut aimer ce qu’on fait, ça permet de gérer plus facilement !

Maintenant que vous avez participé aux JO, quels sont vos prochains objectifs pour l’année prochaine ?

J’ai un besoin monstre de faire une pause depuis mon retour des JO. J’ai repris l’entrainement qu’aujourd’hui, soit presque 3 semaines après ma course des jeux olympiques. J’ai encore 2 coupes du monde en septembre, ma saison 2021 en kayak, s’achèvera le 12 septembre.

J’ai des projets en trail et j’ai une folle envie de faire des sorties engagées en ski de randonnée cet hiver (je m’en suis privée à l’approche des jeux olympiques). On me demande souvent si j’embarque pour Paris 2024, et je ne sais pas encore. J’ai énormément progressé ces dernières années, les sélections sont dans 2 ans, ça serait dommage de m’arrêter là, d’autant que j’adore ça. Mais la décision n’est pas prise, j’ai Tokyo 2020 à digérer d’abord, et des vacances à prendre pour construire ce projet avec les idées claires. 

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