Appel à la grève des nouveaux soins : les infirmières libérales à bout de souffle

Grève des infirmiers et infirmières libérales appel national et revendications

Reportage accusateur sur les fraudes à la Sécurité sociale, dévalorisation constante de la profession, rémunération au plus bas… Les sujets de mécontentement s’accumulent pour les infirmières libérales. Dans ce contexte, certains syndicats appellent à la grève depuis le 2 décembre et l’un d’entre eux appelle même à reconduire le mouvement jusqu’au 1er janvier 2023. Comment et pourquoi la profession infirmière en est-elle arrivée là ? Quelles sont leurs revendications ? Comment se déroule cette grève ? Décryptage dans cet article !

IDEL à bout de souffle : les raisons de leur colère

Un reportage accusateur sur les fraudes à la Sécurité sociale

C’est LA goutte d’eau qui a fait déborder le vase : le reportage de Cash Investigation « Hold-up à la Sécu : à qui profite la fraude ? » présenté par Elise Lucet et diffusé sur France 2 le jeudi 08 décembre dernier. Un reportage très accusateur qui pointait du doigt les infirmières libérales concernant les fraudes à la Sécurité sociale

 

Dans ce reportage, les journalistes s’appuyaient sur des chiffres avancés par la CNAM et faisaient valoir qu’en 2021, 72% des fraudes à la Sécurité Sociale concernaient les infirmières libérales. Les journalistes présentaient ces chiffres avec un scénario grotesque : des professionnels de santé (kinésithérapeutes, infirmières libérales, médecins généralistes…) en pleine course du 100 mètres de la fraude. À la fin du scénario, les infirmières libérales se retrouvaient sur la première marche du podium avec 1 milliard d’euros de fraude en 2019 devant les médecins généralistes et les kinésithérapeutes. Un chiffre qui n’a même pas été confirmé par le directeur général de la CNAM et la Cour des comptes. Le rapport n’ayant pas encore été publié, d’où vient se chiffre ? Nous nous posons encore la question.

 

Un reportage à charge donc, très caricatural, qui donne des préjugés sur les intentions des infirmières libérales et qui ne s’interroge même pas sur l’origine des indus. Et oui, il aurait été bon de rappeler que les IDEL rencontrent des problèmes au quotidien avec la NGAP (Nomenclature générale des actes professionnels)Entre interprétations des actes parfois trompeuses, cumul des majorations, cotation des indemnités… la Nomenclature infirmière est très complexe et des erreurs de cotation peuvent être commises malgré toute la bonne volonté d’une infirmière libérale.

 

Cash investigation ne se soucie donc pas de la présomption d’innocence des IDEL et préfère risquer l’amalgame entre quelques IDEL fraudeurs (représentés par seulement 2 arnaqueurs dans ce reportage) et l’immense majorité de la profession.

Le monde infirmier réagit

Certains syndicats ont rapidement réagi avant et après la diffusion de ce reportage avec différents communiqués. En voici quelques extraits :

  • Convergence Infirmière : « Ces arguments traduisent une méconnaissance totale de notre profession et de nos problématiques. Les fraudeurs y existent, comme partout, mais ils sont une infime minorité et nous condamnons évidemment ces pratiques. Il faut préciser que sur l’enveloppe de 9 milliards consacrée aux soins infirmiers en ville, la fraude représente 0,4%. De plus, nous sommes de loin les professionnels de santé les plus nombreux avec 127 000 IDEL ce qui rend mathématiquement les chiffres plus importants pour notre profession. La réalité, c’est que notre nomenclature, qui contient plus de 100 actes, est une source inépuisable d’erreurs… »
  • Organisation nationale des syndicats d’infirmiers libéraux (ONSIL) : « […] les infirmiers libéraux sont les professionnels de santé les plus nombreux, plus de 130 000 […] le nombre d’actes qu’ils réalisent rendent exponentiels tous risque d’erreurs de cotations et donc les sommes dites indues. […] dans fraudes, il y a les indus réclamés aux professionnels de santé qui résultent d’erreurs administratives ou de saisies. Il est ainsi aisé de leur part d’avancer le chiffre de 72% de fraudes par les professionnels de santé, alors que la majorité de ces demandes d’indus sont attaqués en justice, et les caisses sont le plus souvent déboutés ! »
  • Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) : « Les 135 000 infirmières et infirmiers libéraux sont aujourd’hui sur les genoux, la stigmatisation de la profession induite par les comportements déviants d’individus sans scrupule ne doit pas ternir l’image d’une profession qui dans son immense majorité ne le mérite certainement pas. »
  • Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (SNIIL) : « Dépourvu de contexte, l’émission s’appuie sur des pratiques anecdotiques de certains professionnels de santé libéraux ainsi que sur des chiffres que même la Cour des Comptes n’a pas relevés. Les propos tenus sont loin de refléter l’exercice des 135 000 infirmières et infirmiers libéraux. »

Une nouvelle loi de financement de la Sécurité sociale qui veut permettre d'évaluer les indus par extrapolation

Nous vous en parlions dans l’article Loi de financement de la Sécurité sociale : recours au 49.3 et nouvelles mesures pour les infirmières, la nouvelle loi de financement de la Sécurité sociale adoptée le 2 décembre dernier veut permettre aux caisses d’Assurance maladie d’évaluer des indus par extrapolation des résultats de contrôles sur des échantillons de factures. 

 

Une nouvelle qui a fait bondir toute la profession infirmière et à juste titre. Comme l’indique la FNI dans un communiqué de presse, « l’article 102 s’inscrit en totale contradiction avec le principe constitutionnel tenant au respect des droits de la défense. Il porte atteinte à la présomption d’innocence et au droit de la preuve puisque le montant de l’indu est fixé forfaitairement, par extrapolation à tout ou partie de l’activité donnant lieu à prise en charge de l’assurance maladie… ».

 

Face à cette nouvelle mesure qui vient encore une fois sanctionner injustement les IDEL, la profession infirmière se sent plus que jamais remontée et exaspérée, et elle compte bien le faire savoir.

Une dégradation des conditions de travail

Alors que la crise Covid-19 est venue plus que jamais surcharger les infirmières libérales, d’autres causes majeures sont elles aussi venues dégrader leurs conditions de travail au fil des années.

Les revendications des infirmières libérales

Dans ce contexte, début décembre, certains syndicats infirmiers ont appelé à la grève des nouveaux soins, c’est-à-dire cesser toute nouvelle prise en charge (aucun nouveau patient). Voici leurs revendications.

Une revalorisation des actes infirmiers

Première revendication : la revalorisation des actes courants (AMI, AIS, BSI) à hauteur des pertes liées à l’inflation. Rappelons que les actes infirmiers n’ont pas été augmentés depuis plus de 10 ans. De plus, certains nouveaux actes ne correspondraient même pas à une Nomenclature, comme refaire un pilulier. Pour les syndicats infirmiers, ils doivent donc être revalorisés impérativement. D’autant que la non revalorisation des actes depuis plus de 10 ans entraîne une importante perte de pouvoir d’achat chez les IDEL, de près de 20 %. Certains syndicats demandent aussi à ce que la majoration dimanche et jours fériés soit étendue au samedi et que le cumul des majorations nuit et jours fériés soit possible. 

 

Une revalorisation des indemnités de déplacement

À cela s’ajoute la revalorisation bien trop faible des indemnités de déplacement (IFD et IK) qui a été mise en place par l’Assurance maladie : 4 centimes d’euros pour les indemnités forfaitaire de déplacement et 1 centime d’euros les indemnités kilométriques. Cette revalorisation de quelques centimes seulement n’est pas du tout à la hauteur des pertes liées à la hausse des prix du carburant. Les syndicats demandent donc que l’IFD soit portée à minima à 4 € comme pour les kinésithérapeutes.

Une remise en cause du BSI (Bilan de soins infirmiers)

Certains syndicats s’opposent aussi au nouveau BSIbilan de soins infirmiers. Celui-ci prévoit un forfait unique pour des soins qui sont parfois multiples. Les syndicats infirmiers demandent donc que les algorithmes de ce BSI soient maitrisés car ils ont pour effet de baisser le montant des honoraires des IDEL, et donc le montant de leur chiffre d’affaires.

Une opposition à la mesure des indus calculés par extrapolation

Et enfin, les syndicats demandent à ce que les indus réclamés par la CPAM (Caisse primaire d’Assurance maladie) ne soient pas calculés par extrapolation. Et donc que l’article 44 du PLFSS 2023 (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) ne soit donc pas appliqué. Car les IDEL ne devraient pas se retrouver dans la peur de faire une erreur involontaire et dans la peur de devoir payer une amende sur l’ensemble de leur activité.

Et vous, que pensez-vous de toutes ses revendications ? Qu’avez-vous pensé de l’émission Cash investigation ?

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ggx
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1 mois

L’appel à la grève c’est bien mais quand on voit nos charges, pas de cotations pas de rentrée d’argent !!!! Comment voulez-vous que l’on arrête de prendre en charge des patients! Les finances ne sont déjà pas très haute.
Il est vrai que j’ai tellement peur des erreurs, je suis sûr qu’il y a des soins que je sous cotes.
Cette émission m’a fait réfléchir sur ma profession libérale, je me pose la question de retourner en service, moins de responsabilités et un salaire fixe ! Pourtant après 20 ans de services, lorsque j’ai sauté le pas pour du libéral, j’ai retrouvé ce que je recherchais dans le métier d’infirmière, car en service on ne nous laisse plus de temps pour ce contact avec les patients.
Même si certains pensent que « infirmière libérale » on gagne très bien « trop » bien notre vie, quand on rapporte au taux horaire, ce n’est vraiment pas le cas. Le temps passé auprès du patient et tous les à cotés que l’on peut faire pour rendre service ! Le temps que l’on passe sur nos repos pour contacter les médecins, récupérer des ordonnances avec les bons mots pour pouvoir être remboursé…
Enfin Bien sympa de nous avoir applaudi pendant le Covid pour nous taper sur le dos maintenant. On a vraiment un métier qui n’est pas reconnu.
Comment on a pu laisser une emission de grande écoute nous laissé trainer dans la boue comme ça. Comment être crédible devant nos patients !
L’Ordre des infirmiers n’est-il pas fait pour nous protéger des abus comme celui-ci, valoriser et défendre notre profession. Je ne me suis pas senti défendue lors de leur intervention dans l’émission !

DELETTRE
DELETTRE
1 mois

J’ai quitté l’hôpital publique avec 1480 Euros net mensuel pour une charge de travail incommensurable et une pression, non pas due à la qualité de mes soins car notre formation professionnelle est bonne, mais au manque de temps pour réaliser ces soins, un comble ! Les gens nous ont applaudis quand ils avaient besoin de nous et nous crachent maintenant dessus via des émissions hyper médiatisées qui ne montrent que ce que toute profession (pas que les IDEL…) peut comporter de mauvais minoritairement. Libérale depuis 13 ans, je m’épanouis dans le relationnel, les soins, les éducations aux patients et, oui, je considère être payée encore correctement pour ce que je fais. Je dis bien « correctement », pas « bien ». Il y a en France, un gros soucis avec les gens qui travaillent avec rigueur, conscience professionnelle voire même un certain amour, je n’ai pas peur des mots même si ca peut sembler ridicule à certains. L’ignorance et la facilité de dénigrement priment. Elise Lucet semble s’être égarée dans sa volonté de montrer des agissements irrespectueux sans vérifier ses sources et la réalité de notre quotidien professionnel. Il est tellement plus simple de procéder par le choc des mots pour que le taux d’audience augmente. Il est tellement plus soporifique de tenter de donner des explications à un public qui ignore le poids administratif (et oui, il y a une 3ème mi-temps après notre journée, vers 20h00, c’est le bureau), la complexité des cotations, le nombre de soins gratuits (piluliers dont certains nous prennent presque 20 mn, bas de contention qui nous cassent le dos, prise des constantes…). Sans compter nos soins effectués dans des habitations parfois insalubres, les morsures des chiens, des patients psy qui font peur, la descente des poubelles, le patient qui refuse le lit médicalisé – aie le dos, les genoux – j’en passe et des meilleurs. Malgré tout, j’aime mon métier, je respecte mes patients, j’estime être professionnelle dans mes choix de soins mais je ne suis pas parfaite et je peux faire quelques erreurs sans être une voleuse ou une criminelle. Voilà. Texte trop long pour être lu par la majorité du public, tant pis je ne ferai pas le buzz et continuerai à faire mon métier, mais désolée, pas jusqu’à 62 ans !

Steffy
Steffy
1 mois

Vous aussi madame Lucet vous vieillissez, et vieillirez jusqu’à devoir faire appel à notre profession pour vous aider à bien vieillir !!! Ce ne sont pas des répétitions de vocabulaire c’est volontaire !!! Ce verbe vieillir garder le à l’esprit dans un coin de votre caboche car le jour où vous manquerez d’autonomie, que vous souhaiterez malgré tout rester dans votre confortable logement parisien, ce n’est pas moi qui accepterai de vous prendre en charge et j’espère que bien de nombreux collègues réagiront comme moi ! Baver sur notre profession, la caricaturer comme vous l’avez fait c’est HONTEUX, cette enquête à charge sans même comprendre les chiffres que vous balancez, sans vous être documentée sur notre nomenclature, fruit de la ponte de bestioles inhumaines c’est HONTEUX !!!
Quel manque de professionnalisme !!!
Savez exactement tout ce que l’on fait rentrer dans cette poche fourre-tout des INDUS ??? OUI messieurs dames venez
H 24 (enfin presque car vous m’empêcheriez de bénéficier de mes juste qques heures de sommeil) durant une semaine voir même deux d’affilé, faire les tournées avec nous.
Venez vous installer devant votre ordi sur votre soit disant pause entre tournée du matin et du soir pour :
Faire votre administratif, essayez de joindre un interlocuteur de votre COAM de rattachement pour créer désormais une malheureuse ordonnance de prescription pour des soins infirmiers,
Prendre le téléphone pour obtenir des RDV pour vos patients,
Répondre aux familles,
Appeler les pharmacies pour commander traitements et matériels de soins pour pouvoir enfin travailler convenablement, car les prescriptions de nos « apprentis médecins » ne sont jamais complètes et nous obligent à bidouiller de l’approximatif,
Appeler les services hospitaliers, les médecins de ville car le libellé de la prescription des soins à réaliser à domicile ne correspond que très rarement à la réalité du temps passé de tous les soins à prodiguer !!!
Expliquer à vos enfants déjà au lit lorsque vous rentrez enfin chez vous et que vous n’avez pu voir avant de partir tafer car ils dormaient encore : « oui mais tu sais maman a de looongues journées de travail car elle doit travailler looongtemps sur une journée pour gagner sa vie !!!

Madame LUCET je n’ai plus aucun respect pour vous ni votre profession d’ailleurs !!!!!!!!!!!

Bonnaud
Bonnaud
1 mois

Envie de vomir !!!
Tellement fatiguée de mes journées sans fin …
Nous accuser de la sorte ,c’est ne pas reconnaître notre dévouement et nos actes de soins ,d’accompagnement des plus fragiles et isolés dans nos campagnes
les 160kms /jours parcourus sur les routes des l’aube jusqu’à 21h
Des soins impossible à facturer car ils n’existent pas dans cette nomenclature kafkaïenne !! Des cotations scandaleusement ridicules .7€ ! 7€! pour une injection à domicile qu’importe la ville grande ou petite …comme Paris accompagnée bien sûr d’une consultation bienveillante et de temps d’écoute .
Aucune profession n’est aussi maltraitée que le métier d’infirmière libérale .On se crève à la tâche ,on se voit traîner dans la boue .
J’invite Lise à venir faire mes visites dés 6h45 chez mon 1er patient .
Départ de la troupe à 6h15 Dc debout 5h00 Lise !!
Pas le temps de déjeuner les matinées s’achèvent vers 15h et on recommence à 16h30 jusqu’à 21h avec le sourire et le bon mot pour réconforter nos amis patients .
On ne peut pas faire des journées de 8h00 avec les cotations imposées par nos technocrates .il faut multiplier les visites pour gagner péniblement sa vie ,les charges retraite et urssaf sont tellement lourdes !! Et malgré cela nous sommes encore debout !
Bien que, J’ai dans l’idée qu’on cherche tous les moyens pour déléguer notre travail aux pharmaciens( plus rémunérés pour les mêmes actes (voir vaccins covid !)et aux aides soignants bien plus considérés par la presse bien pensante , mais moins coûteuses car salariés d’un prestataire de service à dom ou d’une structure publique .
là ,les syndicats nationaux ont la main …
D’ailleurs, ex inf de réa que je suis
une remarque ..
Avez vous remarqué comme à chaque conflit on nous colle le mot soignant et non celui d’infirmière ?
C’est bien les infirmières qui en réa , préparions les pompes électriques les dosages thérapeutiques lors du covid et qu’il en allait de Notre responsabilité en cas d’erreur ?
La rage !ces applaudissements !!!
Désolée je revendique clairement mon niveau d’études Bac plus 4 sans compter le degré de compétence acquise au fil des années .Mes amis aides soignants(es) comprendront .
Je suis bouleversée par le manque de reconnaissance générale aujourd’hui de notre profession en exercice libérale ..MERCI à celles et ceux qui nous connaissent vraiment .
Encore une chose aberrante ..
Nous avons de beaux cabinets avec loyer et charges pour recevoir une patientèle ,Cabinet obligé par les instances. Le problème… ils sont quasi vides !
Béh oui !! Les soins sont prescrits à domicile par le MT donc impossible de demander au patient qui pourrait se déplacer d’y venir et ça ,si ça n’est pas une bêtise qui contribue au trou de la sécu qu’on me le dise .
Puissance de prescription du médecin pour garder son patient satisfait ..peut être ..
Je terminerais là mon propos enragé .
Je commence tôt demain ..

Jean Michel
Jean Michel
1 mois

Il est très clair que nos instances gouvernantes s’apprêtent à nous remercier pour nos bons et loyaux services…l’émission de Mme LUCET nous avait habitués à mieux, mais il est évident que l’on prépare les opinions pour justifier des nouvelles ponctions et « gratifications » que l’on nous prépare…dommage!
Malheureusement , nous ne sommes pas un corps professionnel solidaire, mais plutôt un archipel d’individualités isolées; Comment faire tous grève simultanément, tous corps confondus (Médecins, IDEL, Kinés, Laboratoires, Dentistes, etc, …), sans mettre en péril la santé de nos patients? C’est bien là que le bât blesse, nous voyons pas comment nous organiser et interpeler les usagers sans les mettre en danger ! Nous serons donc le maillon de la chaîne sur lequel les plitiques budgétaires pourrons affiner leurs réajustements.
P.S.: Une idée , en passant , nous devrions tous cesser la vaccination anti-covid (bien que nous en validions totalement la pertinence !)

Joseph
Joseph
1 mois

La présentatrice de l.émission visait le buzz pour son audience.j.attend la prochiane pandémie.,elle sera la premiere a réclamer une infirmiere!!!moi je ne bougerai plus le petit doigt.mon sacerdoce je l.ai foutu là où je pense!!!de tte façon,la population est bipolaire nous concernant,quand tt va bien on vous adule,mais dès la merde vous etes mise en pâture…moi ,je ferai mon taff ,rien de plus pour les patients et le système. Nous ne devons plusetre des bisounours!!!argent et rien d.autre!!

Franca
Franca
1 mois

Profession infirmière, infirmier , reveille toi et defend toi, enfin!! que ce soit en libéral ou salarié.
Les infirmieres anglaises se défendent apres un siècle de mutisme et de soumission.
3 ans d’études pour une misère.
La vie de nos patients entre nos mains pour une misère.
Et on accepte tout!!
Sans nous les hôpitaux ne tourneront plus!! Sans nous en ville combien de laisser pour compte!!!
Y en a marre de se faire marcher dessus!!
Alors on attend quoi!
Que plus personne ne veuille faire ce métier!
Je vieillis et je me demande qui va me soigner
Des fraudeurs, sinon oui comme partout!!
Beaucoup d’erreurs oui, avec une pareille nomenclature indéchiffrable même pour les formateurs parfois!!
Bonne continuation à toutes et tous

Cave
Cave
1 mois

Je suis désolée de voir notre métier non compris par les administrations préparer un pilulier veut dire la plus part du temps aller à la pharmacie récupérer le traitement les contrôles des INR et le réajustement de la posologie aussi régulièrement se fait par nous essayer d appeler le secrétariat des médecins votre attente est d’une durée indéterminée…un décès pendant votre tournée est un calvaire pour l obtention d un certificat et laisser seul la famille pour gérer la situation devient aussi une charge psychologique insupportable Nous gérons des retours de passage aux urgences des plus compliqués Des traumas avec uniquement pst 1/j alors que celui ci a de multiples plaies des soins qui nécessite une heure pour le nettoyage du sang séché sur le cuir cheveux dés hématomes importants non signalés oui notre profession est en danger et je ne vous signale pas le retour au domicile de personnes âgées dans la nuit qui n ont eu aucune collation après des heures aux urgences J effectue divers soins dans une journée de 14h j aime mon métier mais j abandonne je vais partir en retraite après une vingtaine d années en milieu hospitalier et 17ans en libéral Je suis inquiète pour la relève nos étudiants de part leur formation qui avec la COVID fut en virtuelle complique leur compétence à réaliser des prises en charge de qualités mais quelques pépites seront sur le terrain Je remercie la vie de m avoir permis de pratiquer et de partager avec la profession médicale dans son ensemble ce métier qui se pratique avec dévouement et humilité Chaque service et patient ou j ai pu apporter de l aide de la joie et du réconfort resteront mon plus beau souvenir

Bailly
Bailly
1 mois

J ai ête très choquée par cette émission,je travaille depuis 31 ans en Seine Saint Denis,un weekend sur 2 toute l année,Elise Lucet qui se permet de nous juger,elle ne se rend pas compte de notre charge de travail,aussi bien sanitaire que sociale et bien sûr administrative.c est une honte d entendre parler ainsi de notre profession sur le service public !
Il faut dire que c est facile pour les journalistes de faire du buzz actuellement,vu le niveau de leurs reportages,je pensais Elise Lucet plus intelligente que ça ! J aimerais qu elle m accompagné faire une tournée

D'aniello
D'aniello
1 mois

Il faudrait aussi que la secu rencontre les infirmiers sur lesquels des doutes de mauvaise cotations soit faites dans les 6 mois et pas 6 ans plus tard ce qui provoque de vrais problèmes

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