Marine, infirmière libérale et passionnée de jeu de rôle grandeur nature

Portrait d'IDEL de Marine

Être infirmière libérale, c’est avoir des responsabilités et des centaines de choses à penser toute la journée. Difficile de passer à autre chose le soir quand on rentre chez soi. Le jeu de rôle grandeur nature, c’est le moyen qu’a trouvé Marine pour lâcher prise et s’évader de son quotidien. Elle nous fait découvrir sa passion au travers de ce portrait d’IDEL.

Qui est Marine ?

  •  Infirmière depuis : 2011
  •  IDEL depuis : 2015
  •  Nombre d’associés dans le cabinet : 4
  •  Lieu de travail : Montagne
  •  Moyen de déplacement : voiture
  •  Nombre de kilomètres par jour : 100km
  •  Ses avantages du métier : la liberté, le relationnel privilégié avec les patients
  •  Ses inconvénients du métier : isolement par rapport à l’hôpital, on n’a pas toujours un médecin qui peut nous aider.
  •  Passion : le jeu de rôle grandeur nature

CBA : Pouvez-vous nous en dire plus sur ce qu’est le jeu de rôle grandeur nature, qui n’est pas forcément connu du grand public ?

Marine : en effet, ce n’est pas forcément connu du grand public et pourtant il y a beaucoup de personnes qui en font. C’est en fait un jeu de rôle comme on peut trouver sur des jeux de plateaux, dans lequel on incarne un personnage, et le tout à l’échelle réelle. Chaque personnage est inventé, on lui créé une histoire, des compétences, un métier propre à l’univers du jeu (médiéval, fantastique…). D’ailleurs, il y a plein d’univers différents, on en trouve même sur Harry Potter ou The Walking Dead. A chaque fois, il y a une histoire, inventée de toute pièce par les organisateurs de ces événements, avec des détails et des décors très pointus, et des quêtes sont attribuées aux joueurs. Ces quêtes peuvent être des énigmes à résoudre, des traductions de texte, des boîtes à ouvrir? Cela dépend vraiment de l’univers où l’on est. Un événement peut durer entre 2 et 5 jours généralement. Au niveau des lieux, c’est assez variable. Par exemple au Québec, il y a un lieu dédié qui s’appelle le Duché de Bicolline. Sinon, cela peut prendre place dans une forêt, un marais ou encore une mine !

CBA : Comment votre passion pour le jeu de rôle grandeur nature vous est venue ?

Marine : Je suis assez geek à la base. Je joue à des jeux vidéo, des jeux de plateaux comme Donjons & Dragons ou Warhammer pour ne citer qu’eux. C’est une passion que je partage avec mon conjoint, qui est encore plus passionné que moi. Et c’est ensemble, en côtoyant l’univers des jeux de plateaux que l’on a découvert la version grandeur nature. Au début, on a essayé avec un équipement un peu rudimentaire et au fur et à mesure, on en a fait plusieurs, la passion est venue.

CBA : Qu’est-ce que cela vous apporte au quotidien ?

Marine : Le jeu de rôle grandeur nature m’apporte une vraie déconnexion avec mon quotidien, cela demande un important lâcher prise. On est dans un autre univers jour et nuit, on ne sort pas de son personnage. C’est un peu du théâtre, c’est presque « psychotique » d’incarner un personnage créé de toute pièce pendant si longtemps. Curieusement, je prends souvent un rôle de soigneur, il y a donc aussi un lien avec mon métier. Mais cela me fait du bien, de ne plus être au travail, d’être dans un autre monde.

Quand l’événement est fini, il faut un peu de temps pour se reconnecter, on se sent un peu en décalage, car ce qu’on vit est fort. Mais une fois le boulot repris, c’est reparti !

Le jeu de rôle grandeur nature m’a également permis de rencontrer des gens venant de toute la France, et qui ont des professions variées dans la vie réelle (informaticiens, professeurs?). Par exemple ma partenaire de jeu sur le dernier événement auquel j’ai participé est dentiste dans la vie. Il n’y a pas vraiment de stéréotypes, si ce n’est qu’on est tous un peu geek !

CBA : Participez-vous souvent à des événements ? Lesquels ?

Marine : Généralement je participe à 1 ou 2 événements par an, un petit et un plus important. Le dernier que j’ai fait était l’année dernière en Picardie, c’était le Drakerys Opus II : SubTerra. Nous étions dans des mines, qui sont en fait utilisées pour cultiver des champignons de paris, et dont une partie a été utilisée pour cet événement. A cette occasion, j’ai pu incarner un gobelin, ce qui était un défi en termes de temps de préparation et de lâcher prise. Il est toujours plus facile d’incarner un personnage « humain » plutôt qu’une créature fantastique. C’était une vraie expérience, je jouais la chef d’un camp de gobelin et donc je devais donner des ordres, mettre en pratique des compétences, prendre des décisions qui peuvent aussi mettre en difficulté le groupe.

Le groupe de Marine lors d’un événement

CBA : Est-ce une passion facile à intégrer à votre quotidien ?

Marine : pour moi oui, c’est très facile. Ce qui peut prendre un temps en amont, c’est la partie préparation de costume et de matériel, pour notamment dénicher des accessoires dans des vide-greniers. En général cela me prend 3 à 6 mois pour préparer un costume. Mais globalement ce n’est pas trop chronophage.

CBA : Est-ce que vos patients et vos collègues savent que vous pratiquez ce hobby ?

Marine : Oui j’en ai déjà parlé à certains patients, avec qui je m’entends bien, à qui j’ai déjà montré des photos. Ils sont contents pour moi et curieux de découvrir les photos. Pour eux c’est un univers tellement abstrait et un peu fou, ça les fait sourire… comme mes collègues ! Je pense qu’elles me prennent parfois pour une folle mais je suis toujours avec elles donc c’est qu’elles m’aiment bien ! (rires)

CBA : Est-ce une passion accessible à tous ? Quels seraient vos conseils pour commencer ?

Marine : oui c’est vraiment accessible à tout le monde. J’ai pu voir dans des événements aussi bien des enfants que des personnes âgées. Pour commencer, il faut aimer se déguiser, avoir un peu de folie, et cette capacité de lâcher prise et d’incarner un personnage. Une fois qu’on y a goûté, on y revient forcément. Puis au départ, on peut vous prêter des costumes, on n’a pas besoin de mettre tout de suite beaucoup d’argent là-dedans pour s’amuser. Si on veut des costumes personnalisés et de qualité, il faut un peu plus investir et être créatifs.  Bien qu’il y ait un coût pour la participation (entre 50€ et 200€) et la nourriture et le déplacement.

Pour commencer, on peut aussi être « PNJ » (Personnage non joueur) ce qui permet de changer souvent de rôle.

Marine a en tête un événement pour septembre, pour continuer de s’évader du quotidien et de vivre des moments forts. Intéressé(e) par le jeu de rôle grandeur nature ?  Des groupes Facebook vous permettront d’en savoir plus !

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