IDEL & handicap, est-ce possible ?

infirmier libéral et handicap

Ça peut arriver à tous un jour d’avoir un handicap durant sa carrière. Qu’il soit lourd ou léger, malgré la dureté du métier d’infirmier libéral, peut-on quand même mener un quotidien serein quand le handicap est là ? On en parle ici.  

Accident de voiture, opération, port d’une prothèse, troubles musculo-squelettiques… pour chacun, il arrive d’être handicapé physiquement ponctuellement ou à vie. Face à ces obstacles, il est parfois possible d’aménager son activité libérale pour poursuivre.  

IDEL et handicap

infirmiere liberale accident de la vie

Eh oui ! On n’a pas à se poser la question du handicap, jusqu’à ce que cela nous tombe dessus. Soigner avec un handicap peut s’avérer parfois impossible, puis finalement pas !

Sans parole par exemple, on peut se débrouiller dans l’absolu ! En revanche, il faut rappeler que le rôle de l’infirmier est souvent de réassurer les patients. Ils n’ont pas compris ce qu’a dit le médecin. Ils ont besoin qu’on leur répète les choses… Bref, pour réconforter, la parole est essentielle, pour le reste, on peut se débrouiller.

Idem pour un handicap des membres inférieurs. On pourrait croire que c’est absolument impossible à gérer, surtout pour une tournée à domicile, mais c’est sans compter qu’on exerce aussi dans un cabinet !

A contrario, un handicap des membres supérieurs peut être très compliqué. L’infirmier doit manipuler, réaliser des opérations parfois délicates qui nécessitent de ne pas ciller. Un handicap fort est donc impossible à gérer pour ce métier qui requiert de la dextérité, voire parfois, de la poigne pour bouger les patients, trimbaler sa mallette partout, etc.

Pareil, sans la vue : soigner une plaie, c’est juste « impansable », et c’est le cas de le dire…

Certes, en tant qu’infirmier libéral, vous êtes vous-même face à des gens diminués. Alors si vous l’êtes encore plus, c’est compliqué. Cela fait beaucoup, d’autant plus que physiquement, ce métier est prenant. Mais il existe cependant des astuces pour vivre avec le handicap et parfois, la résilience avec un grand « R » est au rendez-vous ! 😉

Les astuces d’IDEL pour vivre avec un handicap

Premièrement, un infirmier libéral ne soigne pas forcément à domicile. Il peut décider de recevoir un maximum de patients à son cabinet. Une salle de soins est totalement aménageable pour faciliter au mieux les osculations. Bon, on ne le cache pas, cet aspect restrictif limite clairement la patientèle et se répercute donc sur le chiffre d’affaires à la fin du mois. On peut donc s’arranger avec les collègues pour rester au cabinet en permanence et répartir la charge de travail.

Si on a du souci pour monter les marches, on peut aussi n’accepter que les patients dont le domicile est accessible par ascenseur.

On peut travailler moins longtemps pour conduire le moins possible. On peut aussi, selon ses aptitudes, tout simplement refuser certains types de soins.

Finalement, ce qu’il faut se dire, c’est qu’en fin de carrière et au vu les retours des infirmiers libéraux expérimentés, on finit tous plus ou moins handicapés… 😛

Si vous avez un handicap et que vous souhaitez témoigner pour inspirer d’autres infirmiers de la Ruche avec vos astuces, n’hésitez pas à laisser un commentaire. 🙂

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Keena
Invité
Keena

Malheureusement aujourd’hui ce n est plus en fin de carrière que nous sommes abîmé.
Hernie discale depuis 4 mois et une spa depuis 9 ans je ne travaille que mes week end soit 4 jrs par mois.

Colin Fox
Invité
Colin Fox

Très intéressant. Mais pour les maladies psychiques ? Je souffre de troubles bipolaires. Je suis en invalidité mais j’aimerais bien me reprendre le travail.